Environ 200 personnes contre le nucléaire à Marseille

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Environ 200 personnes ont manifesté samedi dans le centre de Marseille pour réclamer la sortie progressive du nucléaire en France, en commençant par un débat en toute transparence sur la sûreté du secteur, a constaté un journaliste de l'AFP.

Derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire "Stop à l'impasse nucléaire, Oui aux alternatives énergétiques", les manifestants, issus notamment de Greenpeace, Europe Ecologie Les Verts (EELV), du Parti de Gauche, ou du NPA sont partis du haut de la Canebière pour rejoindre la préfecture.

"Au niveau des décideurs européens, le débat avance mais en France, on voit la porosité entre le lobby nucléaire et le pouvoir en place", a estimé Sébastien Barles, porte-parole d'EELV alors que les manifestants entonnaient le slogan "Tchernobyl, on n'en veut pas, Fukushima, on n'en veut pas, sortons, sortons du nucléaire".

"Il y a encore de grandes résistances mais l'opinion est mûre pour un grand débat public pour sortir de l'opacité sur les questions de sûreté", a ajouté M. Barles, demandant d'ores et déjà la fermeture de quatre centrales dont celles du Tricastin (Drôme) et de Fessenheim (Haut-Rhin).

Pour Jean-Luc Benhamias (Modem, ex-Vert), "le débat est là, que les lobbies le veuillent ou non". "On ne parlera plus de la même manière de l'avenir de la filière", après les événements du Japon, a-t-il jugé.