Fourniret extradé en France pour y être jugé

© 20 minutes

— 

Il est revenu sur son terrain de chasse privilégié. Le tueur en série présumé, Michel Fourniret, a été extradé hier de Belgique vers la France, afin d’y être jugé pour les meurtres de sept jeunes filles. Il y a un mois, son ex-femme, Monique Olivier, avait déjà été transférée vers l’Hexagone. Escorté sous très haute surveillance policière – menottes et lunettes noires qui réduisent la vision –, il est arrivé en fin de matinée au poste-frontière de Gué-d’Hossus (Ardennes). Incarcéré depuis juin 2003, Fourniret a été conduit à la prison de Châlons-en-Champagne. Agé de 63 ans, il doit comparaître devant les assises de Charleville-Mézières d’ici à la fin de l’année. Soupçonné de treize meurtres d’adolescentes et de jeunes filles, son procès ne concernera que ceux de six Françaises et d’une Belge, mortes entre 1987 et 2001. Fourniret a été arrêté en juin 2003 pour le rapt raté d’une fillette dans les Ardennes belges. Un an plus tard, son masque d’homme banal tombe, Monique Olivier révélant son passé de meurtrier. Condamné dès les années 1960 pour des faits sexuels, il rencontre cette visiteuse de prison alors qu’il est incarcéré à Fleury-Mérogis pour viols sur mineurs. A sa sortie, en 1987, ils s’installent dans l’Yonne puis dans les Ardennes françaises, où il débute sa carrière d’assassin. Quatre jeunes filles françaises et une belge sont tuées entre 1987 et 1990, puis deux autres Françaises en 2000 et 2001, après que le couple est parti vivre en Belgique en 1991. Restent des questions : Fourniret est-il, comme il l’affirme, resté inactif entre 1990 et 2000 ? Et quel rôle exact a joué Monique Olivier ? Comparse malgré elle de son mari qui la terrorisait, ou complice active ? Bastien Bonnefous

procès Hier, Francis Nachbar, le procureur de Charleville-Mézières, a indiqué qu’il souhaitait un procès « le plus rapidement possible », sans donner de date. Plusieurs familles de victimes le réclament pour septembre.