Raffinerie de Reichstett: les salariés acceptent le montant des indemnités

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Les salariés de la raffinerie Petroplus de Reichstett (Bas-Rhin), jugée non rentable, ont accepté une proposition de la direction sur leur indemnités de licenciement, a-t-on appris mercredi auprès de l'intersyndicale.

Lors d'un vote à bulletin secret, les deux tiers des quelque 250 salariés ont accepté mardi une proposition qui porte à 100.000 euros en moyenne les indemnités, en prenant en compte les indemnités extraconventionnelles.

Les syndicats CFDT, CGT et FO s'engagent en échange à renoncer à une expertise sur l'arrêt, la mise en sécurité et le démontage des installations. Le comité d'entreprise devra donner son avis sur l'ensemble du plan social avant fin mars, a confirmé Jean-Luc Bildstein, délégué de la CFDT.

Les premiers licenciements interviendraient mi-mai et Petroplus pourra alors écouler ses derniers stocks de brut avant de démonter les installations.

Le groupe suisse avait annoncé en octobre son intention de mettre fin en 2011 à l'activité de raffinage du site alsacien jugé non rentable.

Reichstett, située à une dizaine de kilomètres au nord de Strasbourg, souffre de handicaps structurels (petite taille, approvisionnements via Marseille) et aurait besoin de 220 millions de dollars d'investissements, un montant impossible à justifier compte tenu des marges actuelles, selon Petroplus.

L'an dernier, 3,4 millions de tonnes de pétrole ont été produites, soit 8% des capacités de production du groupe qui possède six sites en Europe, dont un second en France, à Petit-Couronne (Seine-Maritime).

L'Etat avait chargé l'Agence française des investissements internationaux (AFII) de trouver un repreneur à la raffinerie qui traite 7.000 tonnes de brut par jour, une démarche qui n'a pas abouti.