Les publicités sanitaires toujours en attente

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La prévention soutenue par le lobby agroalimentaire, deuxième employeur industriel français ? Jean-Marie Le Guen, député PS et médecin, qui considère que l’obésité « sera le problème numéro 1 de santé publique du xxie siècle », avait déposé, début 2005, une proposition de loi en la matière. Au final, seulement deux mesures ont été adoptées : interdire les distributeurs de sodas et sucreries dans les lycées, et inscrire un message d’« éducation sanitaire » dans les pubs agroalimentaires. Un an plus tard, le gouvernement n’a pas publié les décrets et les spots de pub ne devraient pas voir le jour avant mai 2006. Ils conseilleront notamment de « manger au moins cinq fruits et légumes par jour, et faire de l’activité physique régulière ». B. B.

taxe Selon un texte préparé par le ministère de la Santé, les annonceurs alimentaires qui refuseront d’accompagner leurs pubs de messages sanitaires seront taxés de 1,5 % sur leurs investissements médias, soit une manne d’environ 20 millions d’euros par an. La création d’une fat tax (« taxe du gras ») sur les produits les plus caloriques est pour l’heure écartée.