Sécurité renforcée et appel au calme après des rixes dans les Hauts-de-Seine

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La sécurité a été renforcée dans le secteur situé à la limite de Gennevilliers et d'Asnières-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine, où un adolescent de 15 ans a été tué samedi et un homme de 22 ans blessé dimanche lors d'affrontements entre bandes.

La mère de Samy, l'adolescent tué samedi soir, a appelé au "calme" et invité la population des deux communes à participer à une marche silencieuse lundi à 17H30, place Le Vau, à Asnières.

"Ce soir, avec la douleur qui est la mienne, je demande à tous les jeunes de stopper ces affrontements", écrit la mère, Nora Tebby, dans une lettre qu'elle a lue lors d'une conférence de presse dimanche soir et qu'elle a publiée sur Facebook.

Plusieurs rixes ont opposé des groupes de jeunes de la cité du Luth, à Gennevilliers, à ceux du quartier des Courtilles, à Asnières, depuis vendredi soir, conduisant à un renforcement de la sécurité sur place.

Dans la nuit de samedi à dimanche, un habitant d'Asnières âgé de 15 ans a succombé à une blessure à l'arme blanche au thorax. Dimanche après-midi, dans le même quartier, un homme de 22 ans a été passé à tabac et frappé à l'arme blanche.

Le jeune homme, originaire de Gennevilliers, a reçu des coups de pied et de poings et présente une plaie au dos qui viendrait d'une arme blanche. Il a été hospitalisé à l'hôpital Beaujon, à Paris, mais ses jours ne sont pas en danger.

Après ces violences, la sécurité a été renforcée dans le quartier enjambant les deux communes et situé à proximité de la station de métro Asnières-Gennevilliers Les Courtilles.

Une centaine de policiers était déployée dimanche après-midi dans le quartier, auxquels se sont ajoutés une trentaine de CRS en fin d'après-midi. "Les forces de police sont là pour empêcher les groupes de jeunes, qui sont extrêmement mobiles, de s'affronter" a déclaré le préfet des Hauts-de-Seine, Patrick Strzoda, lors de la conférence de presse.

"Ces effectifs évolueront en fonction de la situation et resteront tant qu'il le faudra", a-t-il ajouté.

Depuis dimanche matin, un hélicoptère survole le quartier et le service de bus desservant le quartier a été arrêté, tandis que la ligne de métro continue de fonctionner normalement.

La garde à vue des 21 personnes interpellées dans la nuit de samedi à dimanche a été prolongée et 4 autres personnes ont été interpellées pour attroupement armé dimanche, a précisé le préfet.

Par ailleurs, le préfet a "demandé au recteur de faire en sorte que les élèves de Gennevilliers scolarisés à Asnières et ceux d'Asnières scolarisés à Gennevilliers n'aillent pas dans leurs établissements demain (lundi) pour éviter les tensions", a-t-il ajouté.

Le maire socialiste d'Asnières, Sébastien Pietrasanta, a fait part de son "sentiment de colère et de révolte, qu'un gamin de 15 ans soit tué pour rien", a-t-il dit à l'AFP.

"Il y a toujours eu des rivalités entre Gennevilliers et Asnières", a dit l'élu. "Nous avions eu des semaines et des mois de calme et il a fallu une étincelle pour faire explosé les choses", a-t-il affirmé, espérant que l'appel au calme de la famille du jeune homme tué "soit entendu".