Polémique après l’attaque du Nice-Lyon

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Les graves incidents à bord du train Nice-Lyon le 1er janvier, où quelque 600 passagers du TER 17430 ont été terrorisés par une vingtaine de jeunes gens, ont soulevé hier l’indignation de Jacques Chirac – les qualifiant de « totalement inacceptables » –, mais aussi des questions sur la responsabilité de la SNCF et des forces de l’ordre qui ont laissé monter ces jeunes saouls et violents. Hier, la police a reconnu avoir escorté dimanche matin en gare de Nice une centaine de jeunes Marseillais venus fêter le Nouvel An grâce au billet à 1,20 euros lancé spécialement par la SNCF et la région Paca. Le 31 décembre au soir, des troubles étaient déjà intervenus dans la gare. « On les a ramenés et ils sont montés dans le train », a expliqué Georges Gasperini, chef de la sûreté publique des Alpes-Maritimes. « A Nice, il ne s’est rien passé. Les incidents ont eu lieu dans le train », a-t-il ajouté. Menaces, vols, violences sexuelles même sur une jeune femme, et au final neuf jeunes ont été interpellés lundi matin. Deux ont été placés en détention, les autres relâchés car mineurs. La préfecture des Alpes- Maritimes a dénoncé hier des « négligences », mais personne n’assumait vraiment. La SNCF a déposé deux plaintes, reconnaissant une « situation délicate ». Elle avait placé à Nice trois agents dans le train, mais l’équipe est descendue à Saint-Raphaël. La gendarmerie, elle, a affirmé avoir agi « sans attendre » une fois alertée. Hier soir, Nicolas Sarkozy a demandé une enquête « pour savoir qui a failli », et a annoncé la création prochaine d’« une police nationale ferroviaire ». B. B.

Dimanche 1er janvier, 6 h Les jeunes montent dans le train à Nice. Entre 6 h 52 et 7 h 14 Plusieurs voyageurs se font dépouiller de leur argent ou portable. Une femme de 20 ans subit des violences sexuelles. 7 h 14 Le train s’arrête aux Arcs. Trois gendarmes montent. Trois plaintes sont déposées par des voyageurs et trois jeunes sont interpellés. A 9 h, le train repart vers Toulon avec les gendarmes. Entre 9 h 35 et 12 h Des violences se répètent à bord. Avant Marseille, le train est stoppé par le signal d’alarme. Les jeunes s’enfuient sur les voies. Neuf seront interpellés.