Cap sur l’Inde pour le « Clem »

© 20 minutes

— 

L’armée comme les ONG veulent en faire un symbole du désamiantage. L’ex-porte-avions Clemenceau a quitté samedi Toulon pour l’Inde, où il doit être désamianté et démantelé. Ce départ a été précédé d’un bras de fer juridique perdu par les associations de défense de l’environnement et de victimes de l’amiante. Ces dernières espéraient empêcher le chantier, au nom de la sécurité des travailleurs indiens. « L’Inde ne possède aucune réglementation concernant les chantiers de désamiantage, le gouvernement a pris une décision irresponsable », ont dénoncé les associations parmi lesquelles Greenpeace. Des craintes également relayées par des journalistes indiens. Mais, pour le commandant du Sirpa Marine, le chantier est en réalité « certifié ISO », ce qui fait de ce désamiantage « un beau projet pilote qui ouvre une filière de démantèlement des bateaux ».