Jour de l’An:plus de policiers et d’incendies

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Peut-être pas l’explosion redoutée, mais un enracinement de la violence. La nuit du jour de l’An n’a pas été le théâtre de troubles majeurs, tout en étant marquée par une augmentation sensible du nombre de véhicules brûlés et de communes concernées par les incidents. Avec 425 voitures incendiées, le bilan affiche une hausse de 27,6 % par rapport à l’an passé. Le directeur général de la police nationale, Michel Gaudin, a souligné hier « la très, très grande dispersion » de ces incendies. Ils ont touché 267 communes dans 53 départements, soit deux fois plus de zones qu’en 2004. Le département le plus touché reste la Seine-Saint-Denis, d’où sont parties les trois semaines d’émeutes de novembre. Cinquante-neuf véhicules y ont été brûlés, contre 75 un an auparavant. Globalement, l’Ile-de-France a connu une légère diminution des dégradations, avec 177 voitures en feu. En province, le Bas-Rhin a été le plus concerné (38 véhicules brûlés), Strasbourg étant la commune la plus touchée de France (19 voitures). Alors que l’état d’urgence reste en vigueur, les autorités avaient déployé un dispositif de sécurité exceptionnel. 25 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés, alors que 9 000 étaient sur le terrain en 2004. Ils ont interpellé 362 suspects. Si certains policiers, comme le directeur de la sécurité publique du Nord, se sont félicités d’un bilan « très satisfaisant compte tenu des événements de novembre », l’opposition a contesté cette présentation des faits. « Jamais le nombre de voitures brûlées lors de la Saint-Sylvestre n’avait été aussi élevé », a mis en avant le PS, regrettant que « la fête ait été gâchée pour nombre de nos concitoyens ». S. C.

ailleurs Aucun autre pays d’Europe n’est touché par les incendies de voitures lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Les premières nuits du Nouvel An marquées par des feux en série remontent à une quinzaine d’années.