Les Français ont été plus nombreux à s’inscrire sur les listes électorales en 2005

© 20 minutes

— 

Un frémissement citoyen. Avant la clôture des inscriptions le 31 décembre, les mairies ont enregistré une hausse significative des inscriptions sur les listes électorales, selon l’enquête menée par 20 Minutes dans les principales villes de France. Pourtant, 2006 n’est pas une année électorale. Parmi ceux qui se sont présentés en mairie, des jeunes de 18 à 25 ans, venus valider leur inscription automatique. Mais le sursaut s’explique aussi par des plus de 40 ans qui ont répondu à l’appel lancé le 20 décembre par les stars du collectif Devoirs de mémoires, alors qu’ils ne faisaient pas partie de la cible initiale. Ce sont soit des cadres urbains très mobiles qui ne s’inscrivaient pas après chaque déménagement, soit des adultes vivant dans des quartiers populaires ou en milieu rural qui n’avaient jamais été inscrits, par négligence, oubli ou non-information. Pour les bureaux des élections des mairies de Bordeaux, Toulouse et Lyon, « le sursaut civique a été homogène », des quartiers les plus bourgeois aux plus populaires. Contrairement à Nantes et Nancy, où la mobilisation a été « particulièrement forte dans les quartiers sensibles ». Les mairies de Melun et Toulouse ont relevé « un pic d’inscriptions le 24 décembre ». A Nice, c’est « dans les deux jours qui ont suivi l’appel » qu’un « léger bond » a été enregistré. Suivant les villes, l’augmentation du nombre d’inscrits va de 7 % à 32 %, d’après le club « Allez France ! ». En 2004, il y avait 1,5 million de non-inscrits. Il faudra attendre mars pour obtenir le nombre exact d’inscriptions. Et 2007 pour savoir à qui aura profité ce réveil citoyen. L. de C.

18 ans Depuis 1997, les jeunes ayant 18 ans dans l’année sont inscrits d’office sur les listes électorales. Ils reçoivent leur carte d’électeur à leur domicile en février. Depuis 2001, il n’est plus nécessaire de valider son inscription en mairie.