Thales: nouvelles actions pour faire pression sur les salaires

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Des salariés de Thales Communications (TCF), l'une des filiales du géant français de l'électronique de défense, ont mené mardi de nouvelles actions pour faire pression sur les négociations salariales, bloquant notamment le principal site à Colombes (Hauts-de-Seine).

Une précédente journée d'action sur les salaires avait eu lieu le 17 février sur les sites de TCF mais aussi de Thales Alenia Space (TAS), l'autre filiale du groupe. TCF et TAS comptent quelque 10.000 salariés.

Un millier de salariés ont bloqué mardi à partir de 5H30 du matin les six bâtiments de Thalès communications de Colombes (Hauts-de-Seine), où sont employées plus de 3.000 personnes, a constaté une journaliste de l'AFP.

"La direction considère qu'elle a rempli ses obligations légales et que les négociations annuelles obligatoires sont closes alors les salariés entament le bras de fer", a dit à l'AFP Gilles Molin (CGT).

A l'appel d'une intersyndicale CFDT-FO-CGT-CGC-CFTC, une assemblée générale s'est tenue vers 10H30 sur la bretelle de l'autoroute A86 qui dessert l'un des sites. Une écrasante majorité des manifestants s'est prononcée pour la poursuite du blocage jusqu'à 17H.

Un peu plus tôt, des délégués syndicaux avaient été reçus par la direction des ressources humaines de TCF, qui a, selon eux, donné une fin de non-recevoir à leurs demandes, proposant seulement la tenue d'une réunion avec le PDG pour leur exposer leurs arguments techniques.

Une nouvelle manifestation est prévue jeudi midi à Neuilly-sur-Seine devant le siège de Thales, l'intersyndicale réclamant la reprise des négociations.

"On demande toujours, en plate-forme unitaire, une augmentation générale des salaires, que les plus bas salaires soient augmentés de façon plus importante que les gros salaires et que la moyenne d'augmentation des salaires ne soient pas inférieure à 4%", a dit Serge Chasseuil (CFDT).

La direction de TCF avait de son côté fait valoir une progression de 2,6% de l'enveloppe salariale, dans un contexte difficile de baisse des commandes.

Une centaine de salariés du site de Thalès à Lambersart (Nord), qui emploie 200 personnes, ont débrayé et bloqué les accès à l'aide de chaînes et de cadenas de 06H45 à 10H15, mardi, "en soutien aux salariés de Colombes", selon une source syndicale.

A Laval (Mayenne), où travaillent 200 personnes, des salariés ont bloqué mardi depuis 06h30 les accès au site, a indiqué à l'AFP José Calzado (CFE/CGC).

A Cholet (un millier de salariés), où des débrayages ont déjà eu lieu dans le cadre des négociations des semaines précédentes, aucun mouvement particulier n'avait lieu mardi matin, selon un syndicaliste.