Randonneurs disparus dans les Pyrénées: deux jours de vaines recherches

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Les recherches pour retrouver deux randonneurs disparus depuis mardi près de Bagnères-de-Luchon, dans les Pyrénées, ont été suspendues mercredi soir jusqu'à jeudi matin mais l'espoir de les retrouver indemnes semblait désormais mince, a-t-on appris auprès des gendarmes.

Les recherches entreprises par le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) ont été rendues très difficiles par de forts risques d'avalanche dans le massif tandis que les hélicoptères n'ont pas pu décoller de la journée mercredi à cause du brouillard, a expliqué le commandant adjoint du peloton Michel Castillon.

Les deux randonneurs, âgés de 34 et 40 ans, originaires de Gironde, étaient partis en excursion vers 08H45 mardi. Les familles ont alerté les secours vers 15H50, ne les voyant pas revenir à midi comme prévu.

Les randonneurs disposaient de raquettes pour marcher dans la neige mais leur équipement a été qualifié de "léger" par les secours.

En partant du village d'Oô, près de Bagnères-de-Luchon, où ils passaient leurs vacances avec leur famille, ils avaient prévu de courir jusqu'aux Granges-d'Astau et de terminer leur parcours dans la station de ski des Agudes en passant par le col d'Esquierry (2.131 mètres d'altitude).

Une dizaine de gendarmes ont été mobilisés, de même que des chiens dressés pour ce type de recherches, mais le secteur est très dangereux en raison du risque d'avalanches, souligne le PGHM, précisant que la neige était tombée en quantité très abondante mardi.

"Il est difficile d'avancer dans des vallons très encaissés et surchargés de neige", a déclaré l'adjudant-chef Castillon.

Les prévisions météorologiques pour jeudi semblent plus favorables et les secours devraient pouvoir faire usage d'hélicoptères pour tenter de repérer les disparus.

Mais l'espoir de les retrouver sains et saufs "s'amenuise", a ajouté le responsable du PGHM, qui se dit "pessimiste". "S'ils ont trouvé refuge dans une cabane, ils ont pu s'en sortir, mais ils n'étaient pas équipés pour affronter la tempête" ou pour passer la nuit dans la montagne, a-t-il indiqué.

Les secours ont recensé deux cabanes où les deux hommes auraient pu trouver refuge en s'égarant ou en cherchant un abri de fortune. Ils ont pu se rendre dans l'une d'entre elles du côté des Hautes-Pyrénées, mais les randonneurs n'y étaient pas.

Les gendarmes devraient se faire déposer en altitude jeudi par hélicoptère et pourraient notamment se rendre dans la seconde cabane, située à 1.200 mètres d'altitude, côté Haute-Garonne.

Météo France a émis mardi une alerte orange pour les risques d'avalanche dans le département voisin des Hautes-Pyrénées et dans les Pyrénées-Atlantiques, et ne l'a levée que mercredi vers 16h00, tout en notant que le risque d'avalanches devrait rester élevé jeudi.