Jean-Claude Mailly reconduit à la tête de Force Ouvrière

FO Son troisième mandat consécutif...

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Les syndicats n'ont "pas utilisé tout ce qui était possible" pour tenter de faire échec à la réforme des retraites, a déclaré mardi le secrétaire général de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly.
Les syndicats n'ont "pas utilisé tout ce qui était possible" pour tenter de faire échec à la réforme des retraites, a déclaré mardi le secrétaire général de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly. — Bertrand Langlois afp.com

Jean-Claude Mailly a été officiellement reconduit samedi secrétaire général de Force Ouvrière par le comité confédéral national du syndicat (CCN), son «parlement», réuni à Montpellier, a-t-on appris auprès de FO.

Au lendemain de la clôture du congrès de Force Ouvrière à Montpellier, Jean-Claude Mailly, qui était le seul candidat à sa propre succession, s'est vu confier son troisième mandat de trois ans à la tête de Force Ouvrière, avec 5.829 votes sur un total de 5.898, a indiqué un porte-parole.

Un nouveau membre dans le bureau confédéral

La trésorière Rose Boutaric a également été reconduite dans ses fonctions -- avec 5.800 voix sur 5.858 -- par le CCN, qui désigne la commission exécutive et élit le bureau confédéral de 12 membres, selon la même source.

Un nouveau membre fait son entrée au bureau confédéral: Philippe Pihet, secrétaire général de l'union départementale du Rhône, remplace Bernard Devy, qui part à la retraite.

Ce cadre à la caisse régionale de sécurité sociale de Rhône-Alpes, adhérent FO depuis 1978 et membre de la commission exécutive depuis 2007, doit prendre en charge les dossiers de protection sociale.

Défendre «la différence FO»

FO, qui revendique 500.000 adhérents, était réunie en congrès de lundi à vendredi à Montpellier.

Durant ces cinq jours, elle a offert l'image d'une organisation soudée autour de son secrétaire général pour défendre fermement «la différence FO», Jean-Claude Mailly fustigeant «l'axe» CGT-CFDT.

Son rapport d'activité, dressant le bilan de la direction depuis le congrès de Lille (juin 2007), a été approuvé par 97,27% des voix, un taux quasi identique à celui du précédent congrès. Son prédécesseur Marc Blondel, davantage contesté, n'avait fait aussi bien qu'une seule fois, en l'an 2000.