Prime de résultat des chefs d'établissement: aucun syndicat n'a donné son aval

© 2011 AFP

— 

Le SNPDEN-Unsa, principal syndicat des chefs d'établissement, a affirmé qu'aucun syndicat n'avait "signé d'accord" avec le ministère de l'Education nationale portant sur la mise en place de la "prime de fonction et de résultat", le ministère assurant que la "dimension financière avait été actée".

Mardi matin, Luc Chatel a déclaré avoir "conclu un accord" avec les représentants des principaux de collèges et proviseurs de lycées sur l'attribution d'un prime à part variable, pouvant allant jusqu'à 6.000 euros tous les trois ans, en fonction de résultats à des "contrats d'objectifs et de performance".

Peu avant le SNPDEN, le Sgen-CFDT (minoritaire), qui fait partie avec le SNPDEN-Unsa et avec Indépendance et Direction (minoritaire), des organisations syndicales représentatives des principaux de collèges et des proviseurs de lycées, avait lui aussi assuré qu'il n'avait pas donné son aval à un accord.

"Les trois organisations syndicales représentatives des personnels de direction sont engagées dans un cycle de négociations avec le ministère de l’Education nationale portant notamment sur la mise en place de la PFR (Prime de Fonction et de Résultat) progressivement instaurée partout dans la Fonction publique de l’Etat depuis 2007", écrit le SNPDEN.

Lundi, "le ministère a fait des propositions financières concernant la PFR qui prennent place dans ce cycle de négociations qui doit se conclure en mai 2011. A ce stade, aucune proposition définitive n’a été formulée et aucun accord n’a donc été signé par aucune des organisations représentatives à ce sujet", ajoute-t-il.

"En l'état, les propositions faites n'obtiendraient pas notre accord", a écrit pour sa part le Sgen-CFDT dans un communiqué.

Le ministre Luc Chatel "est allé vite en besogne", a précisé le secrétaire général du syndicat à l'AFP, Thierry Cadart. "On nous a fait des propositions lundi, mais nous n'avons pas donné notre aval", a-t-il ajouté.

"Ce qui ne nous convient pas, c'est, entre autres, que nous n'avons aucune visibilité sur les critères d'attribution de cette prime. Or cela conditionne le fait d'accepter ou pas" le nouveau dispositif indemnitaire proposé, a-t-il expliqué.

Interrogée par l'AFP, la directrice générale des ressources humaines au ministère, Josette Théophile, a assuré que la "dimension financière" de ce dispositif avait été "actée" par les trois syndicats lundi.

"Un accord, ce n'est pas forcément un texte signé. Mais il y a eu un +acquiescement+ des trois organisations syndicales", a-t-elle dit.

"Lors des prochaines discussions, c'est l'ensemble des modalités de mise en oeuvre du dispositif complet qui doit être actualisé", a-t-elle ajouté.