Les otages au Sahel et en Afghanistan en vie, selon Nicolas Sarkozy

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Le président Nicolas Sarkozy a assuré lundi que les otages enlevés dans le nord du Niger ainsi que les journalistes de France 3 retenus en Afghanistan étaient "en vie".

Interrogé lors d'une conférence de presse à l'Elysée sur le sort des sept otages (cinq Français, un Togolais et un Malgache) enlevés mi-septembre dans le nord du Niger par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), il a répondu: "Nous pensons qu'ils sont en vie, nous en sommes certains".

"Notre préoccupation est grande, il n'y a pas de jour sans que nous nous en occupions", a-t-il assuré.

Il a ensuite évoqué le sort des deux journalistes de France 3 Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, enlevés le 30 décembre 2009 avec leurs trois accompagnateurs afghans en Afghanistan.

"S'agissant des otages en Afghanistan, ils sont en vie et moins j'en dirai mieux ça sera", a déclaré Nicolas Sarkozy.

"Je comprends parfaitement qu'ici une famille, là un proche (...) perde son sang-froid et dise des choses, je ne leur en veux pas du tout, mais nous, nous n'avons pas le droit à ça", a-t-il poursuivi. "On parlera de tout ça quand ils seront rentrés à la maison et c'est ça l'objectif."

Lors de ses voeux à la presse le 10 janvier, le Premier ministre François Fillon s'était montré très optimiste sur le sort des deux journalistes, assurant qu'il ne pouvait "y avoir qu'une issue favorable" et que les discussions avec les ravisseurs étaient "très avancées".

Le chef de l'Etat français a en revanche refusé de s'exprimer sur les menaces du chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden, qui a fait, dans un nouveau message audio, un lien entre le sort des otages français et le retrait de la France d'Afghanistan, avertissant que les positions de Nicolas Sarkozy coûteraient "cher" à son pays.

"Je n'ai pas l'intention de discuter ou de répondre à ce monsieur ni de près ni de loin", a balayé le président français.