Hortefeux dresse le bilan d'une Saint-Sylvestre sans "incident majeur"

© 2011 AFP
— 

Plus de 500 interpellations mais "aucun incident majeur": le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a dressé samedi le bilan de la Saint-Sylvestre et répété qu'il ne donnerait pas de chiffres sur les voitures brûlées, phénomène marquant chaque passage à la nouvelle année.

Au total, 501 personnes ont été interpellées, "à la suite d'agressions ou de délits divers (405 en 2010 et 288 en 2009)", a détaillé M. Hortefeux dans un communiqué.

Il a ajouté que la nuit du réveillon s'était déroulée "sans qu'aucun incident majeur n'ait été signalé sur l'ensemble du territoire national" et que "16 blessés sont à déplorer parmi les forces de l'ordre".

Selon la préfecture de police, 333 personnes ont été interpellées à Paris et dans les trois départements de la petite couronne.

Ces résultats, selon le ministre, "sont la conséquence de l'engagement très important, du professionnalisme et de la réactivité des 53.820 policiers et gendarmes mobilisés, qui ont permis d'assurer une présence dissuasive et ont contribué au maintien de l'ordre public et au caractère festif de cette nuit".

Parmi les faits divers de la nuit, une dispute en pleine rue à Rennes a fait un blessé, un jeune homme qui se trouvait dans un état critique samedi. A Paris, une mère de famille, de nationalité danoise, a été tuée par une voiture qui l'a renversée et dont l'un des trois occupants a été arrêté.

Par ailleurs, 3.000 raveurs ont été délogés par la police d'une carrière au Mesnil-le-Roi (Yvelines).

"Depuis maintenant plusieurs années, c'est un véritable dispositif d'exception qui doit être mis en place à chaque nouvel an", a constaté Nicolas Comte, secrétaire général de SGP Police (premier syndicat des gardiens de la paix), demandant que soit mis un coup d'arrêt aux réductions d'effectifs dans la police.

Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national du PS chargé de la sécurité, a demandé à M. Hortefeux de "présenter un bilan transparent de la nuit" de la Saint-Sylvestre, ironisant sur son communiqué "minimaliste".

Quant aux incendies de voitures, particulièrement le 1er janvier ou le 14 juillet, ils sont un phénomène plutôt français, un délit passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende.

M. Hortefeux a une nouvelle fois confirmé qu'aucun chiffre ne serait désormais communiqué pour ces deux périodes. "Il s'agit de mettre fin à cette tradition malsaine consistant à valoriser des actes criminels et le comportement de ceux qui incendient les voitures des honnêtes gens", a dit le ministre, ajoutant que ce dispositif avait été appliqué le 14 juillet 2010.

"Pour autant, ajoute-t-il, il ne s'agit pas de cacher ou de masquer une quelconque réalité". Un bilan annuel du nombre des voitures brûlées sera rendu public dans le courant du mois de janvier, a-t-il promis, lors de la présentation du bilan de la lutte contre la délinquance en 2010.

Il y a un an, le nombre des voitures brûlées pendant la nuit du Nouvel An, avait atteint 1.137, un chiffre voisin des 1.147 recensées l'année précédente, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur de l'époque.

A Paris, selon l'Intérieur, quelque 400.000 personnes ont participé aux festivités (270.000 en 2010 et 550.000 en 2009).

Enfin, le passage à l'année nouvelle a été l'occasion pour les Français d'établir un nouveau record dans l'envoi de voeux virtuels, avec près de 400 millions de SMS échangés.