Colloque «contre l'islamisation»: Des opposants manifestent à Paris

POLEMIQUE Plusieurs associations et partis de gauche ont protesté contre la tenue de l'événement...

© 2010 AFP

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Les «Assises contre l'islamisation de l'Europe» font grincer des dents. Quelque 200 opposants au colloque organisé par un mouvement d'extrême droite, ont manifesté ce samedi à Paris, à proximité de la salle où se tenait l'événement, a constaté un journaliste de l'AFP. Sur un périmètre de plusieurs centaines de mètres autour de la salle, des forces de l'ordre déployées en nombre filtraient l'accès au bâtiment.

«Pas de fachos dans nos quartiers»

Derrière une banderole rouge portant le slogan: «Pas de fachos dans nos quartiers», les manifestants se sont rassemblés sur une place non loin de là, à l'appel de plusieurs associations et partis de gauche, avant de se disperser dans le calme en milieu de journée. A l'intérieur de l'Espace Charenton, où se tenait le colloque organisé par le Bloc Identitaire (extrême droite), plusieurs centaines de personnes, jusqu'à «800» selon les organisateurs, étaient réunies pour applaudir les interventions successives, toutes centrées sur l'islam et «ses dangers».

Le suisse Oskar Freysinger, l'un des porte-drapeaux du parti populiste UDC et des référendums victorieux contre les minarets ou pour l'expulsion des délinquants étrangers, a été accueilli comme un héros et ovationné à son arrivée. Il devait intervenir dans l'après-midi. Un militant américain, Tom Trento, a déclaré, selon la traduction en français de son discours diffusée sur un écran, que l'«islam politique» représentait un danger supérieur à Hitler, devant un public de tous âges.

«Le problème n'est pas qu'il n'y a pas assez de mosquées, mais qu'il y a trop de musulmans»

Leader du Bloc Identitaire, Fabrice Robert s'est félicité de «ce véritable succès». «Le message c'est de montrer que l'islam est une menace pour la laïcité et pour les valeurs de la civilisation européenne», a-t-il affirmé à l'AFP, ajoutant que «le problème n'est pas qu'il n'y a pas assez de mosquées, mais qu'il y a trop de musulmans».

Le maire de Paris avait demandé l'interdiction de ce colloque et le préfet de police a mis "solennellement en garde" les organisateurs contre tout risque de dérapage.

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