Le licenciement de la salariée voilée de la crèche Baby Loup pour «faute grave» validé au prud'hommes

JUSTICE Le jugement a reconnu son «insubordination caractérisée et répétée»...

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La crèche Baby Loup dans la cité Noé de Chanteloup-les-Vignes.
La crèche Baby Loup dans la cité Noé de Chanteloup-les-Vignes. — POUZET / 20 Minutes

Le conseil des prud'hommes de Mantes-la-Jolie (Yvelines) a validé lundi le licenciement pour «faute grave» d'une salariée voilée par une crèche associative, qui avait créé des remous jusqu'au sommet de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde). Le jugement, qui a reconnu «l'insubordination caractérisée et répétée» de la salariée justifiant son licenciement, a été accueilli par des applaudissements dans la salle d'audience.

«C'est une victoire pour les laïcs et un soulagement pour Baby Loup (la crèche mise en cause, ndlr)», a déclaré Richard Malka, un des avocats de la crèche, à l'issue du prononcé du jugement. En décembre 2008, une salariée de la crèche Baby Loup à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), de retour d'un congé parental, a fait part à la directrice de sa volonté de porter le voile.

Principe de «neutralité»

L'employée, qui avait le statut de directrice-adjointe, est alors mise à pied après une «altercation», selon les responsables de la crèche, et licenciée pour faute grave le 19 décembre 2008. Le règlement intérieur de la structure interdit le port de signes religieux au nom du principe de «neutralité».

Dénonçant un licenciement abusif, elle avait saisi le conseil des prud'hommes et réclamé plus de 80.000 euros de dommages et intérêts. La salariée a aussi saisi la Halde, qui a rendu en mars un avis en sa faveur.

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