Le casino d'Uriages-les-Bains, braqué dans la nuit du 15 au 16 juillet 2010
Le casino d'Uriages-les-Bains, braqué dans la nuit du 15 au 16 juillet 2010 — AFP/J.P. KSIAZEK

JUSTICE

Braquage du casino d'Uriage: le second braqueur présumé interpellé

Il avait déjà été arrêté il y a trois mois...

Le second braqueur présumé du casino d'Uriage (Isère) a été interpellé sur commission rogatoire lundi matin à Grenoble, un peu plus de trois mois après sa première interpellation, qui s'était soldée par sa remise en liberté, a-t-on appris de source judiciaire.

Nouveaux éléments dans l'enquête

De nouveaux éléments d'enquête ont conduit à l'interpellation sur mandat d'amener de Monsif Ghabbour, 25 ans, au domicile qui lui avait été affecté et il devrait être présenté à un juge d'instruction dans la matinée, selon la même source. Monsif Ghabbour avait été interpellé une première fois le 31 août en Isère, plus d'un mois et demi après le braquage du casino d'Uriage, à la suite duquel son complice présumé avait été tué dans un échange de tirs avec la police.

Sa mort avait entraîné plusieurs nuits de violences dans leur quartier de Grenoble, la Villeneuve. Le juge des libertés et de la détention (JLD) avait alors décidé de laisser en liberté sous contrôle judiciaire Monsif Ghabbour après sa mise en examen pour «vol avec arme» et «tentative d'homicides volontaires» contre des policiers, provoquant un tollé chez les syndicats de policiers.

La parquet avait fait immédiatement appel, mais dans son arrêt la chambre de l'instruction avait confirmé la remise en liberté de Ghabbour, estimant que «si un faisceau de coïncidences troublantes permet de penser que (Ghabbour) pourrait avoir commis les faits», il n'y avait pas de «certitude ou quasi-certitude quant à sa participation».

L'accusation s'appuie sur des appels anonymes ou écoutes téléphoniques dénonçant Ghabbour ou faisant référence à «Sif», son surnom à la Villeneuve. Elle s'appuie également sur une analyse de la Peugeot 307 ayant servi au braquage, qui n'a révélé ni sang ni empreintes ni ADN, mais une «odeur», identifiée comme sienne par deux chiens de la police scientifique.