Double disparition à Nantes: «C'est une enquête difficile»

FAITS-DIVERS Le procureur de la République n'écarte aucune piste...

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Entrée de la boîte de nuit «Le Calysto» à Nantes, le 9 décembre 2010.
Entrée de la boîte de nuit «Le Calysto» à Nantes, le 9 décembre 2010. — AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Aucune piste n'était encore privilégiée par les enquêteurs ce vendredi soir pour tenter d'expliquer les causes de la disparition de deux jeunes hommes à Nantes à 24 heures d'intervalle à l'aube des 3 et 4 décembre, après avoir été vus à la sortie ou à proximité d'une même boite de nuit, a indiqué le procureur de la République Xavier Ronsin.

«Cela peut être une fugue, une cause accidentelle ou criminelle»

Outre qu'ils n'ont pas donné de nouvelles à leurs proches, «ni leurs téléphones portables ni leurs cartes bleues n'ont fonctionné depuis les dates de leur disparition, a indiqué Xavier Ronsin. En l'état, rien, procéduralement, n'indique qu'ils se connaissaient et leurs casiers judiciaires respectifs sont vierges.»

«Pour chacun d'eux, cela peut être une fugue, une cause accidentelle ou un cause criminelle, mais c'est une enquête difficile, il n'y a pas d'explication étayable pour dire que telle ou telle thèse doit être privilégiée ou exclue», a-t-il ajouté.

Rémy Calmejane, 19 ans, étudiant en sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) à l'université de Nantes, n'a plus donné signe de vie depuis le 3 décembre vers 4h. Il a été vu pour la dernière fois par des amis à la sortie d'une boîte de nuit nantaise, le Calysto, située à moins d'une centaine de pas de la Loire.

Les parents écartent l'hypotèse d'une fugue

Grégoire Rigault, 24 ans, étudiant à l'Intec (Institut national des techniques économiques et comptables) a été vu le 4 décembre vers 4h à la sortie, ou à proximité, du même dancing. Le père de Rémy Calmejane, Pierre Calmejane, et la mère de Grégoire Rigault, Claudine Rigault, interrogés par l'AFP, ont tous deux écarté l'hypothèse d'une fugue pour leurs enfants.

L'enquête, d'abord assurée par dix hommes de la sûreté urbaine de Nantes, a été transférée jeudi à la police judiciaire qui peut y consacrer ses vingt enquêteurs «car c'est une enquête qui est susceptible de durer longtemps», a souligné Xavier Ronsin.

Outre les auditions qui peuvent s'avérer nombreuses - il y avait par exemple 400 étudiants à la soirée à laquelle s'était rendu Rémy Calmejane - les recherches vont se poursuivre dans la Loire avec la brigade fluviale, pour tenter de retrouver des corps en tenant compte des courants et des marées.