Policiers accusés d'avoir menti sur un accident: jugement à Bobigny

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Sept policiers de Seine-Saint-Denis, poursuivis pour avoir menti et accusé à tort un homme afin d'expliquer une course-poursuite au cours de laquelle l'un d'eux avait été blessé, seront fixés sur leur sort vendredi, après un procès très agité début novembre.

A Aulnay-sous-Bois le 9 septembre, un policier était blessé à la jambe, percuté par une voiture après une course-poursuite. Lui et ses collègues ont accusé dans leur procès-verbal le conducteur de la voiture qu'ils poursuivaient.

Mais ce dernier, placé en garde à vue pour tentative d'homicide sur fonctionnaire de police, niait. Et au fil des heures, les témoignages des policiers se sont effondrés: c'était en fait des collègues d'une deuxième voiture qui étaient à l'origine de l'accident.

Le substitut du procureur a requis, lors du procès le 4 novembre, trois mois de prison avec sursis contre trois policiers et six mois avec sursis à l'encontre des quatre autres. Il a demandé que cinq d'entre eux quittent la police.

Très virulent, il est allé jusqu'à comparer les policiers dans cette affaire à la Gestapo, provoquant des huées au tribunal et un tollé dès le lendemain, notamment chez les syndicats de police.

A la barre, trois policiers ont reconnu avoir menti et affirmé qu'ils s'étaient concertés pour établir un faux procès-verbal. Un policier a accusé un collègue à la barre de lui avoir demandé de rédiger un faux. Mais les autres, eux, n'ont pas reconnu.