Trois morts par arme à feu dans une maison au sud de Toulouse

FAIT-DIVERS On ignore encore les causes du drame...

© 2010 AFP

— 

Trois personnes ont été retrouvées mortes jeudi matin après avoir été tuées par arme à feu, selon de premières constatations, dans une maison du Vernet, au sud de Toulouse, a indiqué la gendarmerie.

On ignore pour quelles raisons ces personnes ont été tuées, a dit un officier de gendarmerie sur place, se gardant de se prononcer sur l'hypothèse d'un drame familial ou d'un crime crapuleux par exemple.

«A priori, il y a trois corps dans cette maison, tués par arme à feu», a-t-il dit sous couvert d'anonymat.

«Ils ne parlaient à personne, ils n'étaient pas causants»

La maison, un pavillon propret sous un saule pleureur, hébergeait un couple de retraités et leur fils d'une trentaine ou une quarantaine d'années, a indiqué un voisin, s'exprimant lui aussi sous couvert d'anonymat.

«Je n'avais aucun contact avec eux, ils restaient de leur côté, ils ne parlaient à personne, ils n'étaient pas causants», a-t-il dit. Si des coups de feu ont été tirés, il n'a rien entendu.

Les gendarmes ont été alertés par un appel passé à la brigade locale. Un des leurs est d'abord entré seul dans la maison pour constater l'étendue du drame.

Lieux gelés en attente des gendarmes scientifiques

L'accès à la petite villa dans la rue de la Guadeloupe a été barré par une fourgonnette et une voiture de gendarmerie, a constaté un journaliste de l'AFP. Des gendarmes ont été placés en faction sur l'arrière de la bâtisse, qui ne donnait de l'extérieur aucun signe des violences commises à l'intérieur.

Les lieux ont d'abord été «gelés» en attendant l'arrivée des gendarmes scientifiques. En début de matinée, ceux-ci, en tenue blanche, commençaient à s'équiper avant de faire les prélèvements à l'intérieur. Ils ont dressé à cet effet une tente auprès du pavillon.

«Tout ce que je peux confirmer, c'est qu'il y a trois cadavres à l'intérieur», a dit le procureur de Toulouse, Michel Valet, «est-ce que cela veut dire: trois victimes, ou bien deux et un troisième qui se serait suicidé ? Il est trop tôt pour le dire».