Un village de l'Aisne évacué pour déterrer 30 tonnes d'obus

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La population du village de Coucy-sur-Eppes (Aisne) a été en grande partie évacuée lundi matin au début d'une opération de déminage de trente tonnes d'obus qui doit se dérouler jusqu'à vendredi, a constaté un journaliste de l'AFP.
La population du village de Coucy-sur-Eppes (Aisne) a été en grande partie évacuée lundi matin au début d'une opération de déminage de trente tonnes d'obus qui doit se dérouler jusqu'à vendredi, a constaté un journaliste de l'AFP. — Francois Nascimbeni afp.com

La population du village de Coucy-sur-Eppes (Aisne) a été en grande partie évacuée lundi matin au début d'une opération de déminage de trente tonnes d'obus qui doit se dérouler jusqu'à vendredi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon la préfecture, 469 des 582 habitants du village ont été priés d'évacuer leur maison jusqu'à 16H30, alors qu'un périmètre de sécurité de 540 mètres a été délimité pour l'évacuation des obus.

Les personnes résidant ou travaillant dans ce périmètre doivent quitter la zone de 7H30 à 16H30, chaque jour, jusqu'à la fin de l'opération prévue vendredi en fonction des conditions météorologiques.

Lundi matin vers 7H30, une centaine de gendarmes ont pris place pour surveiller et sécuriser le secteur.

"Les personnes se sont prises en charge elles-même pour la plupart et une trentaine de retraités ou de mères au foyer ont été emmenés au centre culturel de Sissone distant de 10 kilomètres, qui a été aménagé pour l'occasion jusqu'à vendredi", a-t-on indiqué à la préfecture de l'Aisne.

Les 67 élèves des trois classes maternelles et élémentaires ont été accueillis dans les locaux du collège de Sissone.

1.652 obus datant de la Première Guerre mondiale, d'un calibre moyen de 10 centimètres, avaient été mis au jour fin septembre par un habitant de la commune qui effectuait des travaux de terrassement dans son jardin.

Vingt-six démineurs de la sécurité civile vont travailler jusqu'à vendredi pour déterrer, stocker puis évacuer ces munitions non chimiques vers les camps militaires de Suippes (Marne) et de Sissone (Aisne) où ils seront détruits.

Selon la préfecture, le dépôt d'obus avait été bombardé lors de combats dans le secteur, "choquant ainsi les munitions qui ont pu devenir instables".