Un jeune homme condamné à 25 ans de réclusion pour avoir tué un bébé

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Un jeune Algérien a été condamné vendredi par la cour d'assises des Alpes-Maritimes à 25 ans de réclusion criminelle pour avoir tué le bébé de sa compagne en lui assénant plusieurs coups de poing sur la tête.
Un jeune Algérien a été condamné vendredi par la cour d'assises des Alpes-Maritimes à 25 ans de réclusion criminelle pour avoir tué le bébé de sa compagne en lui assénant plusieurs coups de poing sur la tête. — Thomas Coex AFP/Archives

Un jeune Algérien a été condamné vendredi par la cour d'assises des Alpes-Maritimes à 25 ans de réclusion criminelle pour avoir tué le bébé de sa compagne en lui assénant plusieurs coups de poing sur la tête.

"Il avait 19 ans au moment des faits, l'ignominie n'attend pas le nombre des années", avait déclaré l'avocate générale, Nadine Mouttet, qui avait réclamé la réclusion criminelle à perpétuité dans son réquisitoire.

Bilel Belaïd, 20 ans, Algérien en situation irrégulière, a clamé son innocence tout au long des débats et accueilli le verdict sans un mot, tête baissée.

La mort du bébé, Marouane, âgé de 14 mois, avait eu lieu le 24 août 2009 dans un quartier sensible de Nice.

Le jeune homme avait initialement indiqué aux policiers avoir jeté le bébé en l'air, "pour jouer", puis avait reconnu l'avoir frappé pour qu'il cesse de pleurer, avant de revenir sur ses aveux et d'accuser la mère de l'enfant.

A l'audience vendredi, après avoir à nouveau accusé la mère de l'enfant, il est revenu à sa version initiale en disant qu'il l'avait jeté en l'air pour qu'il cesse de pleurer: "je ne l'ai pas fait exprès, c'était un accident", a-t-il dit.

La mère, Najet, 30 ans, de retour de la salle de bain, avait découvert son bébé inanimé, livide, avec des traces de coup sur la tête, à côté de Bilel.

Son petit ami lui avait dit qu'il n'y était pour rien avant de quitter l'appartement. Il avait été interpellé le lendemain.

Le bébé a succombé à ses blessures à l'hôpital, victime de trois fractures du crâne.

A l'audience, Najet a rappelé que le petit Marouane était "un bébé mignon". "Il pleurait souvent mais c'était un bébé en forme malgré ses caprices", a-t-elle dit.

L'avocat de Bilel a annoncé son intention d'interjeter appel.