Le transfert de l'Energie à Bercy "inquiète" Greenpeace

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Greenpeace a exprimé lundi son "inquiétude" face au "périmètre diminué du ministère de l'Ecologie", au lendemain de l'annonce de la composition du nouveau gouvernement Fillon, en regrettant notamment le transfert de l'Energie à Bercy.
Greenpeace a exprimé lundi son "inquiétude" face au "périmètre diminué du ministère de l'Ecologie", au lendemain de l'annonce de la composition du nouveau gouvernement Fillon, en regrettant notamment le transfert de l'Energie à Bercy. — Bertrand Guay AFP/Archives

Greenpeace a exprimé lundi son "inquiétude" face au "périmètre diminué du ministère de l'Ecologie", au lendemain de l'annonce de la composition du nouveau gouvernement Fillon, en regrettant notamment le transfert de l'Energie à Bercy.

"Tout ça ressemble aux séries télé: on est excité et plein d'espoir pendant la saison 1. Durant la saison 2, déception, il ne se passe plus grand chose. Alors la saison 3, on n'y croit plus", a estimé dans un communiqué Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France.

"Plus que les personnes, c'est d'abord le périmètre diminué du ministère de l'Écologie qui inquiète. Disparu, le grand ministère dessiné par le candidat Sarkozy et mis en place en 2007", note l'organisation dans ce texte. "Exit la Mer et surtout l'Énergie, qui se trouve placée au sein du ministère de l'Industrie, et donc sous la coupe de Bercy, où elle va redevenir une variable d'ajustement de politiques productivistes", redoute Greenpeace.

"On sait à quel point Christine Lagarde, ministre de l'Économie pour la deuxième fois, a toujours été extrêmement hostile à la dynamique du Grenelle de l'environnement et aux décisions qui ont été prises dans la foulée", a dénoncé M. Husting.

"On ne peut qu'être sceptique sur la marge de manoeuvre dont disposera Nathalie Kosciusko-Morizet, là où Jean-Louis Borloo a eu les coudées franches", a-t-il ajouté.

"NKM" a été nommée ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement alors que son prédécesseur était en charge de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer.

Les Amis de la Terre, dans un communiqué, se sont également dits "inquiets du nouveau champ de compétences, plus réduit, du ministère de l'Ecologie" tout en affirmant que "les compétences et le courage politique" de Mme Kosciusko-Morizet "avaient été remarqués notamment lors du débat parlementaire sur les OGM" en 2008 en tant que secrétaire d'Etat à l'Ecologie.

Dimanche soir, le WWF et France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations) avaient déjà regretté le transfert des compétences Energie alors que, dans l'entourage de M. Borloo, on s'était dit "stupéfait de constater le démantèlement de cette maison".