Le kitesurf en question après un accident mortel à Saint-Jean-de-Luz

La dangerosité du kitesurf urf tiré par un cerf-volant, quelque 30.000 adeptes en France - a été mise en lumière dimanche avec un accident spectaculaire qui a coûté la vie à un jeune homme à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques).

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La dangerosité du kitesurf - surf tiré par un cerf-volant, quelque 30.000 adeptes en France - a été mise en lumière dimanche avec un accident spectaculaire qui a coûté la vie à un jeune homme à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques).
La dangerosité du kitesurf - surf tiré par un cerf-volant, quelque 30.000 adeptes en France - a été mise en lumière dimanche avec un accident spectaculaire qui a coûté la vie à un jeune homme à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques). — Valerie Kuypers AFP/Archives

La dangerosité du kitesurf - surf tiré par un cerf-volant, quelque 30.000 adeptes en France - a été mise en lumière dimanche avec un accident spectaculaire qui a coûté la vie à un jeune homme à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques).

L'accident s'est produit sur la plage de cette station balnéaire basque lorsque le jeune homme, rattaché à sa voile de kitesurf, a été projeté par une bourrasque contre le parapet de la plage puis jusqu'au sommet d'un immeuble d'où il a fait une chute mortelle.

Selon divers témoignages recueillis par les médias locaux et l'AFP, le jeune homme a été violemment projeté contre le parapet - rempart en pierre haut de 3 mètres environ qui borde la plage de Saint-Jean-de-Luz -, avant d'être aspiré par son cerf-volant vers le haut.

Il a été emporté jusqu'au sommet d'un immeuble résidentiel situé en face du Grand hôtel, heurtant une cheminée avant de faire une chute d'une quinzaine de mètres derrière la résidence, selon les témoins.

"Les accidents graves de kitesurf sont rarissimes et, de ce fait, extrêmement médiatisés", commente Bénédicte Marie, présidente de la Ligue de kitesurf d'Aquitaine.

"Ce sport réputé extrême peut tout à fait être pratiqué de manière pépère", ajoute-t-elle, soulignant que dans son propre club situé à Lacanau, au sud de Bordeaux, il y a un kitesurfeur âgé de seulement cinq ans et plusieurs autres qui ont "environ 65 ans".

Pour ce qui concerne l'accident survenu à Saint-Jean-de-Luz, dont les circonstances précises n'avaient pas encore pu être reconstituées lundi, Bénédicte Marie souligne que le Pays basque est une région "particulièrement dangereuse" du fait des vents "qui surviennent brusquement et peuvent être très violents, par bourrasques".

Ce danger est beaucoup moins présent sur les principaux "spots" de kitesurf d'Aquitaine - littoral landais et Gironde -, d'autant que ces zones disposent de grands lacs sur lesquels les débutants peuvent s'entraîner en toute sécurité, "alors qu'au Pays basque, on démarre en plein océan", souligne-t-elle.

Selon les données disponibles à la Ligue d'Aquitaine, l'accident de dimanche et celui survenu dans des conditions comparables en avril 2009 quelques kilomètres plus au sud, à Bidart, sont les seuls mortels enregistrés en France au cours des dernières années.

"Avec les planches de surf au bord des plages ou les snowboards, les accidents sont permanents, et beaucoup de non-pratiquants sont blessés, mais on en parle moins", indique encore Bénédicte Marie. Elle souligne les "énormes efforts" faits par sa fédération auprès des communes pour délimiter des zones d'entraînement pour le kitesurf.

Selon la présidente de la Ligue de kitesurf, les trois quarts des accidents se produisent lorsque les kitesurfeurs sont encore sur la plage, cerf-volant déployé, à l'entraînement au sec ou au bord de l'eau en préparant une sortie en mer.

Le matériel a beaucoup évolué pour améliorer la sécurité, souligne-elle. Il existe aujourd'hui deux systèmes de "décrochage" en situation de danger ou de perte de contrôle, le premier pour affaler la voile, lui faisant perdre toute capacité de traction, un autre pour la larguer complètement en cas d'urgence absolue.