Les accès à plusieurs aéroports, dont ceux de Roissy, Toulouse, Clermont-Ferrand et Nantes, ont été perturbés jeudi par des salariés protestant contre la réforme des retraites, à l'appel de quatre fédérations syndicales des transports.
Les accès à plusieurs aéroports, dont ceux de Roissy, Toulouse, Clermont-Ferrand et Nantes, ont été perturbés jeudi par des salariés protestant contre la réforme des retraites, à l'appel de quatre fédérations syndicales des transports. — Eric Cabanis AFP

France

Retraites: les salariés des transports ont bloqué les accès d'aéroports

Les accès à plusieurs aéroports, dont ceux de Roissy, Toulouse, Clermont-Ferrand et Nantes, ont été perturbés jeudi par des salariés protestant contre la réforme des retraites, à l'appel de quatre fédérations syndicales des transports.

Les accès à plusieurs aéroports, dont ceux de Roissy, Toulouse, Clermont-Ferrand et Nantes, ont été perturbés jeudi par des salariés protestant contre la réforme des retraites, à l'appel de quatre fédérations syndicales des transports.

A Roissy, environ 400 manifestants (employés d'Aéroports de Paris, d'Air France, de la DGAC ou d'entreprises sous-traitantes), drapeaux à la main, ont circulé entre les aérogares, ralentissant fortement la circulation entre le milieu de la matinée et la mi-journée, a constaté une journaliste de l'AFP.

"L'histoire a montré qu'une loi votée pouvait être retirée, nous ne lâcherons rien",a dit Fabrice Criquet, délégué FO Roissy.

A l'aéroport de Toulouse, pendant quatre heures depuis l'aurore, 450 personnes, selon les syndicats, 300 selon la police, ont interdit les accès, ce qui a provoqué d'énormes embouteillages dans l'agglomération.

"On a décidé de bloquer l'aéroport pour atteindre les décideurs qui prennent les vols du matin", a déclaré à l'AFP Eric Genest, secrétaire CGT d'Air France, aux côtés de salariés de la régie de transport toulousaine Tisséo, des douanes, de l'aviation civile, d'Air France, d'enseignants et de cheminots.

A l'aéroport de Nantes, les accès ont également été partiellement bloqués à partir de 5H00 par des opposants à la réforme des retraites, d'après la gendarmerie. Une déviation par une départementale a été mise en place par la direction de l'équipement pour permettre l'accès des voyageurs en voiture.

A l'aéroport de Clermont-Ferrand-Auvergne, quelque 150 syndicalistes CGT ont entravé les accès entre 5H00 à 9H00. "Près de 2.000 tracts contre la réforme des retraites ont été distribués", a dit le responsable du syndicat Julien Pauliac.

Selon la CGT-transports, des barrages filtrants avec distribution de tracts ont en outre été mis en place aux abords des aéroports d'Orly et de Bordeaux en début de matinée. Des militants qui avaient distribué des tracts au marché de Rungis (Val-de-Marne) au petit matin se sont joints à l'action à Orly.

La fédération a par ailleurs recensé des débrayages à Lyon et Marseille, et 50% de grévistes à l'aéroport de Châteauroux (Indre), ce qu'a démenti la direction, qui n'a pas constaté de grévistes.

A l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, des retards de vols ont été enregistrés.

Air France avait prévu d'assurer l'ensemble de son programme sur le territoire et prévenu que des retards seraient possibles.

Quatre fédérations des transports (CGT, CFDT, FO, CFTC) ont appelé à cette journée d'action, à l'instar de celle du 20 octobre sur le même thème, qui avait engendré des perturbations importantes.

Les manifestants demandent "une nouvelle fois au président Sarkozy d'entendre les revendications des salariés" sur les retraites et "interpellent le gouvernement et le patronat" également "sur l'ensemble de leurs autres revendications, notamment sur l'emploi, les salaires et la reconnaissance de la pénibilité", selon la CGT.

La fédération "appelle également les salariés à rester vigilants sur la question des avantages" octroyés par des entreprises tierces, à la suite du vote mardi à l'Assemblée nationale d'un article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale visant à les taxer. Un amendement sénatorial doit toutefois aménager la mesure dans le sens voulu par les syndicats.