Molex: deux anciens responsables syndicaux convoqués par la police

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Deux représentants du personnel de l'ancienne usine du groupe américain Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) sont convoqués par la police judiciaire à la mi novembre, suite à une plainte d'un ancien dirigeant retenu dans son bureau par les salariés en 2009, a annoncé mercredi la CGT.
Deux représentants du personnel de l'ancienne usine du groupe américain Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) sont convoqués par la police judiciaire à la mi novembre, suite à une plainte d'un ancien dirigeant retenu dans son bureau par les salariés en 2009, a annoncé mercredi la CGT. — Eric Cabanis AFP/Archives

Deux représentants du personnel de l'ancienne usine du groupe américain Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) sont convoqués par la police judiciaire à la mi novembre, suite à une plainte d'un ancien dirigeant retenu dans son bureau par les salariés en 2009, a annoncé mercredi la CGT.

Denis Parise, alors secrétaire CGT du CE, et Guy Pavan, délégué syndical CGT, sont convoqués respectivement les 17 et 18 novembre, suite à une plainte déposée par Marcus Kerriou, indique la "CGT Molex" dans un communiqué.

Alors co-gérant de Molex-Villemur (filiale française du groupe), il avait été forcé à rester dans son bureau dans la nuit du 20 au 21 avril 2009.

Cette convocation est annoncée alors que le tribunal de commerce de Paris devrait prononcer jeudi la liquidation judiciaire des activités françaises du groupe américain Molex, qui n'a pas fini de payer le plan social de son usine de Villemur-sur-Tarn.

"La CGT Molex trouve totalement aberrant qu’une direction - qui n’a cessé de bafouer le droit français et condamnée à quatre reprises pour cela - (...) puisse déposer une plainte (pour) une affaire dont plus personne ne se souvient", lit-on dans le communiqué.

Début octobre, le groupe américain a cessé de financer le plan social de son usine française fermée en 2009. Une décision prise en réponse à une plainte déposée aux prud'hommes par près de 200 salariés sur 283 qui contestent leur licenciement économique et réclament 25 millions d'euros.

"Dans toute cette affaire, rappelle la CGT, les premières victimes sont les salariés aujourd’hui sans emploi pour une très grande majorité d’entre eux".

Une quarantaine des salariés licenciés a retrouvé un emploi chez VMI (Villemur-Industries) créé par le fonds d'investissement HIG.

Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, s'est engagé par ailleurs à ce que l'Etat règle les sommes dues aux anciens salariés conformément au plan social, les congés de reclassement comme les frais de l'équipe de reclassement.