L'ex-gauche plurielle un minimum d'accord

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Unis peut-être, solidaires pas encore. Qui devait prendre la parole hier à l'issue de la réunion de la gauche à la Mutualité (Paris 5e) ? Au bout des deux heures de rencontre, le flottement est total dans les services de presse de chaque parti. Au PS, on assure qu'on « est pour une conférence de presse commune », mais les partenaires renâclent. Les Verts jurent que les communistes bloquent. Le PCF estime, lui, que ce sont les écolos qui refusent. Ambiance. Au final, ce sera Jean-Michel Baylet, le leader du PRG, qui lira, au nom de tous, le « relevé de décisions ». Mais sans photo de famille. Le texte est simple : la gauche plurielle de 1997 se ressoude en 2006, mais seulement contre la droite. PS, PCF, Verts, PRG et MRC ont dénoncé hier « la politique de l'emploi » du gouvernement, CPE en tête. En revanche, le « contrat de gouvernement », souhaité par le PS en vue de la présidentielle et des législatives 2007, attendra. « Ceux qui le veulent maintenant se trompent de moment », estime Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF. « C'est trop tôt », renchérit le leader des Verts, Yann Wehrling. Mais François Hollande maintient la pression. Pour le premier secrétaire socialiste, il faudra savoir « à l'été » si la gauche « va plus loin sur des propositions communes » avec un « accord électoral » et un « accord de gouvernement ». Pour ce faire, pas question d'avoir en 2007 autant de candidats à gauche qu'en 2002. François Hollande est persuadé qu'« il y en aura moins », à commencer par le PRG et le MRC, qui « ne présenteront pas de candidats ». Comment lancer l'union en organisant l'exclusion. Bastien Bonnefous