Un enfant mort du Chikungunya à la Réunion ?

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Virus mortel ? Le Chikungunya, « homme courbé » en swahili, qui sévit depuis la mi-décembre à la Réunion, pourrait avoir fait une première victime directe, un enfant de 10 ans, mort le 13 janvier

Jusqu'à présent, les malades souffraient de fortes fièvres et de douleurs articulaires, mais le pronostic vital n'était pas engagé

Vingt-cinq personnes sont mortes sur l'île depuis le début de l'épidémie, mais elles avaient déjà une pathologie autre qui a été aggravée par le Chikungunya

En revanche, concernant la mort de l'enfant le 13 janvier, 24 heures après son hospitalisation, « nous n'avons pas d'autres éléments que le Chikungunya pour expliquer son décès », a déclaré vendredi Antoine Perrin, directeur de l'agence régionale d'hospitalisation

« Les parents de l'enfant ayant refusé une autopsie, il s'agit d'un diagnostic par défaut

» Ce décès intervient alors qu'aujourd'hui les enfants de l'île effectuent leur rentrée scolaire, après les vacances d'été

« Je ne sais pas vraiment comment ça va se passer », explique Pascale, la mère d'Ugo, 10 ans, atteint du Chikungunya depuis une semaine

« Ça a commencé par de très fortes fièvres, 40-41º pendant trois jours

Le médecin a prescrit des médicaments pour faire baisser la température d'Ugo, mais au quatrième jour, la fièvre a été remplacée par des plaques rouges sur tout le corps

Ugo se gratte tout le temps, ne dort plus, mange peu, et est très fatigué

» A la maison, les prises anti-moustiques fonctionnent sans arrêt ; des voisins sont aussi touchés

Mais « personne ne sait vraiment quand ça va finir et si on va vite trouver un traitement », s'inquiète Pascale

Bastien Bonnefous

contamination L'épidémie, propagée par une variété de moustique, a déjà contaminé 50 000 personnes à la Réunion, soit 7 % de la population locale. Aucun vaccin spécifique n'est disponible pour l'instant.