Le témoignage à charge d'un détaillant de l'Aisne

©2006 20 minutes

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Alain Langlet a tenu pendant quinze ans un petit bar à Pinon (Aisne), qu'il a vendu il y a trois ans

Dans une attestation signée du 7 décembre 2004, il reconnaît avoir aidé Robert Riblet, un de ses clients, dans sa démonstration

Contacté mercredi soir, il nous a confirmé les dires du joueur mécontent

« Quand un ticket gagnant à 100 francs par exemple tombait sur une bande, on savait qu'il n'y avait plus rien derrière, mais on vendait quand même les tickets en sachant qu'ils étaient perdants », explique-t-il

Il se souvient aussi de « clients avertis » qui « demandaient des tickets provenant de bandes non entamées »

Lui-même l'aurait conseillé à « des amis ou à de bons clients »

En quinze ans, Alain Langlet ne se souvient avoir eu dans son établissement qu'un seul « gros gagnant » : 70 000 francs à l'Astro

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buralistes Pascal Montredon, secrétaire général de la Confédération nationale des buralistes et lui-même buraliste à Nîmes depuis vingt-cinq ans, conteste cette version. « Je me souviens de plusieurs gros tickets sur une même bande », assure-t-il, estimant que le hasard dans ces jeux est « total ».