Société Le peer to peer et la licence globale au coeur des débats du 40e Midem à Cannes

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Inquiétude globale

Le 40e Midem (Marché international du disque et de l'édition musicale) s'est ouvert hier à Cannes dans l'incertitude alors que toute la filière traverse une période charnière

En effet, le réel essor des ventes en ligne peine à faire oublier l'épée de Damoclès du projet de loi sur les droits d'auteur qui doit revenir à l'Assemblée courant février

Un texte utilisé par certains députés pour planter le premier drapeau d'une licence globale qui autorise le téléchargement sur les réseaux P2P en échange d'une redevance forfaitaire

« La licence globale ne répond pas aux impératifs liés à l'essor de la musique sur Internet », a répété hier à Cannes le ministre de la Culture

Mais en attendant une clarification du texte de loi, les professionnels du disque ont du mal à parler musique

D'autant que les résultats pour l'année 2005 ne sont pas rassurants

Selon le Syndicat national de l'édition phonographique, qui dévoilera des données précises aujourd'hui, le chiffre d'affaires des ventes de disques en France a baissé de 3 %

Une étude de l'institut Gfk et du magazine SVM vient par ailleurs de chiffrer à un milliard le nombre de fichiers musicaux téléchargés illégalement en France en 2005

On est loin des 20 millions de morceaux achetés sur les plates-formes payantes pour cette même année

C'est dans ce contexte tendu que Renaud Donnedieu de Vabres a annoncé la création d'un crédit d'impôt à la production phonographique pour les petits producteurs et labels

De même, la Société civile des producteurs phonographiques a ouvert un fonds d'aide pour permettre à certains producteurs de ne pas mettre la clé sous la porte

Ambiance

David Carzon

front La plupart des acteurs de la production musicale, hostiles à la licence globale, y vont de leur conférence de presse pour évoquer les dangers de ce dispositif. Ses défenseurs seront toutefois présents aujourd'hui à Cannes pour faire entendre leur voix.