« S'il advenait que Nicolas Sarkozy ne se représente pas. Dans ce cas, j'envisagerai de concourir. »« Je n'ai pas de solution miracle. Mais je crois en la France. Je défends une vision, pas une ambition....

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I. SIMON / SIPAFACELLY / SIPAMEIGNEUX / SIPABALTEL / SIPA

Alain juppé
Maire de Bordeaux.
C'est « la stratégie de la préemption », analyse un ministre proche du maire de Bordeaux. « Juppé sait que Sarkozy a 95 % de chances de se représenter. Mais si les 5 % de chances se concrétisent, il veut préempter le terrain. »
Pendant quelques mois, l'ancien Premier ministre s'est interrogé sur le moment idéal pour sortir du bois. Il a finalement surgi au lendemain des régionales dans une interview au Monde pour dire qu'il n'avait « jamais cru à la rupture » incarnée par Nicolas Sarkozy. Un message dur qui consiste surtout à le faire revenir dans le jeu politique national.V. V.Dominique de villepin
Ancien Premier ministre.
« Il n'est pas là pour gagner en 2012. Mais pour faire perdre Sarkozy », raille un ministre. Sorti blanchi de l'affaire Clearstream – en attendant le procès en appel –, Dominique de Villepin s'attelle depuis à présenter une alternative à Nicolas Sarkozy lors de la prochaine présidentielle. En attendant de créer son mouvement « libre, indépendant et ouvert à tous » le 19 juin prochain, il multiplie les déplacements sur le terrain. Après les habitants des banlieues de Seine-Saint-Denis et les agriculteurs bretons, il rencontrera, lundi, des lycéens pour un cours de sciences politiques. Tout un programme.V. V. Hervé Morin
Président du Nouveau Centre.
Le cas qui « embête » le plus Nicolas Sarkozy. Depuis décembre, son ministre de la Défense a mis son parti sur les rails de l'élection suprême. Hervé Morin n'a pas particulièrement le goût du pouvoir. Mais il estime que « l'existence » de son parti centriste passe par une candidature en 2012.
En Congrès à Tours (Indre-et-Loire) début juin, les militants devraient donc discuter des points de friction avec l'UMP et des propositions « humanistes » à défendre. Il ne reste à Hervé Morin qu'un seul point à éclaircir : à quel moment quitter le gouvernement pour faire cavalier seul.V. V. Christine Boutin
Présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD).
Elle est la dernière venue dans le club des « candidats potentiels » à droite. Hier matin, Christine Boutin a annoncé que son parti – associé à l'UMP– se préparait pour la présidentielle de 2012. « Soit nos idées seront prises en compte [par l'UMP]. Soit nous aurons un candidat ! » A la tête d'un parti « ouvert aux croyants et aux non-croyants », l'ancienne ministre du Logement tente de faire entendre sa petite musique face à l'orchestre présidentiel. Exemple : « La suppression des allocations est une mesure imprudente et inapplicable ! »

Déjà candidate en 2002, elle n'avait recueilli que 1,19 % des suffrages.V. V.