Crash du Rio-Paris: Les boîtes noires auraient été localisées

AVIATION C'est un logiciel de nouvelle génération qui aurait permis de repérer les sondes et balises de l'avion...

C.C. avec agence
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Des débris de l'AF447 récupérés par l'armée brésilienne en 2009
  Des débris de l'AF447 récupérés par l'armée brésilienne en 2009 — H.NEW / REUTERS

Dernière minute:  Selon LeFigaro.fr, «la nouvelle zone de recherches de l'épave se  situerait à 20 milles nautiques (un peu moins de 40 kilomètres) au  sud-ouest de la dernière position connue de l'avion.» Une source  gouvernementale interrogée par Le Figaro précise: «cela signifie que  l'avion était en perdition et aurait, conformément aux procédures en  vigueur fait demi-tour soit pour sortir d'une zone de cumulonimbus, soit  pour franchement retourner vers le Brésil». 

Les premiers résultats de la troisième phase des recherches visant à repérer l'épave de l'Airbus A330 et à répêcher les enregistreurs de vol, débutée le mois dernier, n'avaient encore rien donné selon le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Pourtant, selon une information RTL confirmée par le ministère de la Défense, la Marine nationale française aurait réussi à localiser les boîtes noires.

C'est un «logiciel de nouvelle génération», utilisé sur les enregistrements déjà effectués par les sous-marins de recherche, qui aurait permis cette découverte. Si les enregistreurs n'émettent plus, un périmètre, bien délimité (de trois à cinq kilomètres près), va pouvoir être mis en place afin de tenter de les récupérer. Les enregistreurs de vol ont été localisés avec une «incertitude de 5 km» mais «cela ne signifie pas que l'on va les retrouver», car le terrain est accidenté et ils n’émettent plus, a précisé le général Christian Baptiste, porte-parole adjoint du ministère de la Défense. «Cela revient à rechercher une boîte à chaussures dans une zone de la taille de Paris, par 3.000 mètres de fond et sur un terrain aussi accidenté que les Alpes», a-résumé le porte-parole de la Marine nationale, Hugues du Plessis d'Argentré.

 

Le ministère de la Défense confirme

Pour le moment, le BEA, en charge de l’enquête technique sur l’accident reste prudent. «Nous avons été informés par Dominique Bussereau (secrétaire d'Etat aux Transports) que la marine nationale aurait localisé les boîtes noires. Cette information doit être à présent vérifiée et validée par nos équipes au Bourget (siège du BEA) et avec nos équipes sur les bateaux», a déclaré une porte-parole. «Il semblerait que le ministère de la Défense ait travaillé des images recueillies lors de la première phase de recherches quand les enregistreurs de vol émettaient encore un signal (entre début juin et mi-juillet)», a-t-elle expliqué.

Des recherches prolongées 

Un sous-marin français avait participé à la première phase des recherches de l'épave et des boîtes noires. Et le décryptage des images a été fait à l'aide du groupe Thales, constructeur des sondes de vitesse Pitot, mises en cause dans cette catastrophe.

Les boîtes noires ou enregistreurs de vol, qui contiennent les informations techniques et les dernières conversations de l'équipage, émettent un signal pendant 30 à 42 jours. Mais le BEA avait décidé de poursuivre les recherches au-delà, car seules les boîtes noires permettraient, selon lui, de comprendre les causes de l'accident.

Le BEA a estimé jusqu'à présent que le dysfonctionnement des sondes de vitesse de l'appareil était «l'un des facteurs» du crash. Quant à l'exploitation de ces enregistreurs, le BEA s'appuie sur plusieurs exemples d'avions qui se sont abîmés en mer et dont les boîtes noires, retrouvées après plusieurs semaines, voire près de neuf mois d'immersion, ont pu être décryptées. Mardi, il avait annoncé la prolongation de la troisième phase de recherche jusqu'au 25 mai.

Une dizaine de millions d'euros déboursés pour les recherches

Ces nouvelles recherches seront financées par le constructeur de l'avion (l'européen Airbus) et la compagnie aérienne à hauteur de 1,5 million d'euros chacun. Les deux entreprises ont déjà déboursé conjointement 10 millions d'euros pour les recherches.

L'Airbus A330 d'Air France, effectuant le vol AF447 entre Rio de Janeiro et Paris avec 228 personnes à son bord, s'était abîmé le 1er juin 2009 dans l'océan Atlantique, ne laissant aucun survivant.