Affaire Grégory: l'ADN ne mène à rien

JUSTICE Les empreintes génétiques relevées sur des scellés ne correspondent à aucun profil génétique parmi quelque 150 protagonistes de l'affaire....

B.D. avec agence

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Dans un premier sac plastique, sont soigneusement pliés les vêtements de l'enfant, son bonnet, son anorak et son survêtement. Dans un deuxième, est conservée la cordelette ayant entravé les poignets et les chevilles de l'enfant. Dans un troisième, une seringue et son conditionnement d'insuline, retrouvée sur place. Et dans un quatrième sac, les lettres du "corbeau", envoyées aux parents.
Dans un premier sac plastique, sont soigneusement pliés les vêtements de l'enfant, son bonnet, son anorak et son survêtement. Dans un deuxième, est conservée la cordelette ayant entravé les poignets et les chevilles de l'enfant. Dans un troisième, une seringue et son conditionnement d'insuline, retrouvée sur place. Et dans un quatrième sac, les lettres du "corbeau", envoyées aux parents. — Jeff Pachoud AFP

Encore une piste qui ne mène nulle part. Les prélèvements ADN sur des scellés remontant à l'assassinat du petit Grégory Villemin en 1984 ne correspondent à aucun profil génétique parmi quelque 150 protagonistes de l'affaire. Ils ne mènent donc à aucune piste, affirme le quotidien lorrain L'Est républicain.

D’après le site web du quotidien, citant une «source proche de l’enquête», les comparaisons n’ont «rien donné».

ADN sur les cordelettes et les vêtements de l'enfant

En octobre dernier, le parquet de Dijon avait annoncé que des traces d’ADN avaient été découvertes sur les cordelettes qui avaient servi à entraver Grégory Villemin, 4 ans, retrouvé noyé pieds et poings liés dans la Vologne le 16 octobre 1984, un crime qui n’a jamais été élucidé. Des empreintes génétiques ont également été retrouvées sur des vêtements de l’enfant, ainsi que sur des courriers du «corbeau», dont l’un revendique la mort du garçonnet.

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Le laboratoire Biomnis, à Lyon, avait alors été chargé par la chambre de l’instruction de la cour d'appel Dijon de comparer ces traces avec les profils génétiques de différents protagonistes de l’affaire.

L'AFFAIRE GREGORY

Grégory, quatre ans, a été retrouvé mort le 16 octobre 1984 pieds et poings liés dans la Vologne. Le lendemain du meurtre, les parents ont reçu une lettre anonyme: «Ton fils est mort. Je me suis vengé».