Premières plaintes après Xynthia

JUSTICE La fille d'une victime porte plainte pour «homicide involontaire» et une association de victimes dépose un recours contre les «zones noires»...

O.R. avec agence

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Des quartiers entiers de la Faute-sur-Mer sont encore sous les eaux, le 1er mars.
Des quartiers entiers de la Faute-sur-Mer sont encore sous les eaux, le 1er mars. — R.DUVIGNAU/REUTERS

Son père, âge de 75 ans, est mort à la Faute-sur-Mer, lors de la tempête Xynthia, le 28 février dernier. Elle a décidé de déposer une plainte, le 26 avril dernier, contre X, pour «homicide involontaire», a indiqué ce mardi le parquet des Sables-d’Olonne.

Une enquête préliminaire, toujours en cours, a été confiée aux gendarmes de la section de recherches d'Angers et de la brigade de recherche des Sables d'Olonne.

Dimanche, l'ancienne ministre Corinne Lepage, avocate de l'Association des victimes des inondations à la Faute-sur-Mer et des environs (Avif), avait indiqué, à l'issue de la première assemblée générale, qu'elle «devrait déposer plainte au pénal très rapidement» et «se constituer partie civile».

Recours contre les «zones noires»

Par ailleurs, une autre association de victimes de la tempête a déposé un recours contre la délimitation des «zones noires» au tribunal de Poitiers lundi. Les zones avaient été définies par le préfet de Charente-Maritime et elles concernent dans ce cas la commune d’Aytré.

>> Lire l'interview de Benoist Apparu sur les «zones noires»

Bernard-Frank Macera, avocat de l’Association de défense des intérêts des victimes de Xynthia (DIVX), a précisé dans un communiqué qu'il s'agit notamment d'un recours en excès de pouvoir et d'une demande de «référé-suspension» visant à mettre en attente l'application des décisions liées à ces zones devenues «zones de solidarité».

L'Avif devrait également contester la délimitation des «zones noires», décidée par les services de l'Etat et où toute habitation serait désormais proscrite. En Vendée, les zones noires englobent 915 maisons, 241 à l'Aiguillon-sur-Mer, dont 25 résidences principales, et 674 à La Faute-sur-Mer (592 résidences principales), où la tempête du 28 février dernier a fait 29 morts.