L'ancien maire de Lille Pierre Mauroy a jugé lundi "inacceptables" ces propos à l'encontre des habitants du nord-Pas-de-Calais. "C'est inacceptable de s'exprimer de cette façon-là, surtout venant de la part d'un magistrat" et de porter "atteinte comme ça au Nord-Pas-de-Calais qui ne le mérite pas", a déclaré M. Mauroy sur RTL
L'ancien maire de Lille Pierre Mauroy a jugé lundi "inacceptables" ces propos à l'encontre des habitants du nord-Pas-de-Calais. "C'est inacceptable de s'exprimer de cette façon-là, surtout venant de la part d'un magistrat" et de porter "atteinte comme ça au Nord-Pas-de-Calais qui ne le mérite pas", a déclaré M. Mauroy sur RTL — Denis Charlet AFP/Archives

JUSTICE

Pierre Mauroy en correctionnelle

Dans l'affaire de l'emploi fictif présumé de l'adjointe PS à la mairie de Paris Lyne Cohen-Solal...

L'ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy a été renvoyé ce lundi en correctionnelle dans l'affaire de l'emploi fictif présumé à la communauté urbaine de Lille de Lyne Cohen-Solal, actuelle adjointe PS du maire de Paris. Cette dernière a également été renvoyée en correctionnelle, tout comme l'ancien directeur de cabinet de Pierre Mauroy, Bernard Masset, alors que dans cette affaire le parquet avait requis un non lieu général en octobre 2009.

19.000 euros

Pierre Mauroy avait été mis en examen le 20 juin 2008 pour «détournement de fonds publics». Lyne Cohen-Solal l'avait été pour «recel» et Bernard Masset pour «complicité». Les sommes concernées représentaient l'équivalent de 19.000 euros. L'affaire est issue d'une plainte en juin 2000 d'Eric Darques, ancien élu local de la ville de Lambersart, dans l'agglomération lilloise, mais les faits incriminés datent de 1992, pendant que Pierre Mauroy était président de la communauté urbaine de Lille.

Lyne Cohen-Solal avait alors occupé le poste d'attachée de presse de la communauté urbaine pendant dix mois alors qu'elle était également rédactrice en chef de l'hebdomadaire du PS Vendredi à Paris. Cette affaire a connu de nombreux aléas judiciaires, puisque les faits avaient été considérés comme prescrits par certaines juridictions qui avaient été contredites en appel.