Le plan d'aide à la Grèce adoptés par les députés

ASSEMBLEE Christine Lagarde a prévenu que sa mise en œuvre serait conditionnée par celle des mesures d'austérité du gouvernement grec...

J. M. avec agence

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L'Assemblée nationale a donné dans la nuit de lundi à mardi son feu vert à la contribution française au plan d'aide d'urgence à la Grèce (16,8 milliards d'euros dont 3,9 dès 2010, sur un total de 110). La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a affirmé aux députés en leur présentant le plan qu'elle serait «extrêmement vigilante» sur l'application des mesures d'austérité promises en retour par le gouvernement grec.

Fait rare, l'UMP et le PS ont voté ensemble en faveur de ce prêt à 5% destiné au sauvetage financier de la Grèce. Le projet de loi de finances rectificatives (collectif budgétaire) a été adopté à main levée, sans amendement, après une soirée de débat. Seuls les députés PCF et Parti de gauche, ainsi que Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République, ex-UMP), ont voté contre.

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«Chaque versement du prêt sera naturellement conditionné par la mise en oeuvre du programme d'assainissement des comptes publics auquel le gouvernement grec s'est engagé», a indiqué la ministre. «La solidarité n'exclut pas l'exigence. Nous ne signerons pas un chèque en blanc aux frais des contribuables français», a insisté Christine Lagarde. Après l'Assemblée, ce sera au tour du Sénat d'adopter la contribution française au plan d'aide à la Grèce.