«Les Infiltrés»: Dégradations en série à Bordeaux

MEDIAS Des établissements appartenant à des catholiques traditionalistes et des militants d'extrême-droite ont subi des dommages...

C.C. avec agence

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Capture d'écran Les infiltrés.

Depuis la diffusion de l’émission «Les infiltrés» la semaine dernière, les catholiques traditionalistes ne sont pas à la fête. Deux jeunes ont été interpellés dimanche à Bordeaux après des dégradations commises dans une de leurs librairies de la ville.

Vitrines détruites, tags nazis...

Les deux auteurs présumés, âgés d'une vingtaine d'années, ont jeté des pavés sur la vitrine du magasin, selon le quotidien Sud Ouest qui révèle l'affaire. Au cours du week-end, des croix gammées et des sigles SS ont également été inscrits à la peinture noire sur les murs de la maison d'un avocat bordelais, président de l'école hors-contrat Saint-Projet.

Dans cet établissement, le journaliste de Capa, auteur du reportage des «Infiltrés» sur les milieux traditionalistes, a été témoin de chants et discours racistes et antisémites proférés tant par des élèves que par certains parents ou enseignants.

Enquête préliminaire du parquet de Bordeaux

Le parquet de Bordeaux avait ouvert le 29 avril «une enquête préliminaire» suite à la diffusion «dans le cadre de l'émission "Les Infiltrés" du reportage intitulé "A l'extrême droite du père", révélateur d'agissements susceptibles d'incriminations pénales».

Ce reportage, produit par l'agence Capa, s'intéresse à un groupuscule d'extrême droite, Dies Irae, dirigé par un ancien militant du Front national, dont le bar associatif a fait l’objet de tags. Le reportage fait également un lien avec le milieu catholique intégriste, représenté à Bordeaux par l'Institut du Bon pasteur, dirigé par l'abbé Philippe Laguérie, ancien curé de l'église traditionaliste parisienne Saint-Nicolas du Chardonnet.