Karachi: Balladur a été entendu par les parlementaires

JUSTICE Accusé de financement illégal de sa campagne présidentielle de 1995,l'ex-Premier ministre a été auditionné par la mission parlementaire.

Avec agence

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Comme l'a précisé Edouard Balladur devant la presse, ce nouveau "round" de concertation impliquera étroitement le gouvernement, le Parlement et "l'ensemble des forces politiques". Objectif: déposer "une sorte de loi d'orientation" à la session d'automne.
Comme l'a précisé Edouard Balladur devant la presse, ce nouveau "round" de concertation impliquera étroitement le gouvernement, le Parlement et "l'ensemble des forces politiques". Objectif: déposer "une sorte de loi d'orientation" à la session d'automne. — Jacques Brinon AFP

Aussitôt dit aussitôt fait. Mis en cause lundi par Libération dans le dossier de l’attentat de Karachi, Edouard Balladur avait demandé à être entendu par la mission d’information parlementaire qui traite de ce dossier pour s’expliquer. Il a été auditionné à huis clos mercredi matin, pendant une heure et quart, dans une annexe de l'Assemblée nationale. L'ancien Premier ministre n'a fait aucune déclaration à la presse.

D’après l’enquête de Libération, la campagne présidentielle de l’ancien Premier ministre en 1995 aurait reçu 10 millions de francs en espèces issus de rétro-commissions occultes liées à la vente de sous-marins français au Pakistan. Ces mêmes rétro-commissions pourraient être liées à l’attentat qui a coûté la vie à 11 Français travaillant pour la Direction de la construction navale (DCN) à Karachi, au Pakistan et sur lequel la justice antiterroriste enquête. La piste d'une vengeance liée au non-versement de commissions promises dans le cadre du contrat signé par la DCN a été évoquée.


Audition devant le juge antiterroriste?


Dans un entretien au Figaro, Edouard Balladur avait nié avoir jamais demandé «l’octroi des commissions» dans la vente de sous-marins.

Cette audition est peut-être la première d’une longue série puisqu'Olivier Morice, l’avocat des familles des victimes de l’attentat de Karachi, a annoncé mardi qu’il demanderait l'audition d'Edouard Balladur  devant le juge antiterroriste chargé de l’enquête, Marc Trévidic.