Xynthia: Manifestation contre les «zones noires» sur le pont de l'île de Ré

SOCIETE Les sinistrés en colère exigent toujours une «concertation» dans la définition des zones inhabitables...

B.D. avec agence

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Environ 450 personnes selon la police, ont défilé samedi sur le pont de l'île de Ré, en Charente-Maritime. Ils exigent une «concertation» dans la définition des «zones noires» décrétées inhabitables par l'Etat après la tempête Xynthia.

Derrière des banderoles et pancartes proclamant «Nos villages sont une famille laissez-nous vivre ensemble» ou «Arrêtez-vos zoneries», élus locaux, habitants et membres des collectifs de sinistrés ont défilé pour «ne pas être les victimes de l'Etat» et protester contre des «décisions prises dans l'urgence et la précipitation».

«Laisser le choix» aux sinistrés

«Nous exigeons une concertation, une méthode d'expertise transparente et contradictoire», poursuivent sur un tract les collectifs de sinistrés. «Ma maison c'est toujours chez moi. La question n'est pas de savoir combien on a eu d'eau, c'est pourquoi on a eu de l'eau et comment va-t-on nous protéger», a déclaré Marie Olivia-Rocca, qui anime à Aytré le collectif de sinistrés Div-X et dont la maison est située en «zone noire».

«L'Etat est fautif, on veut lui dire: "Faites le travail que vous n'avez pas fait, protégez-nous correctement"», a-t-elle ajouté.

Jean-François Faget, maire de Charron, en Charente-Maritime, commune de 2.200 habitants où 180 maisons devraient être rasées, a demandé qu'on règle les situations «au cas par cas» et que l'on mette un terme «aux généralisations», exigeant que l'on «laisse le choix» aux sinistrés.