Jean-Louis Borloo: Il y a eu «un malentendu» sur les zones noires

LA ROCHELLE Le ministre de l'Ecologie s'est exprimé sur l'après-Xynthia...

J. M. avec agence

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Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, le 17 mars 2010 à Marseille.
Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, le 17 mars 2010 à Marseille. — TSCHAEN/SIPA

Les zones noires? Il y a eu «un malentendu», a affirmé ce jeudi à La Rochelle Jean-Louis Borloo. Pour le ministre de l'Ecologie, les territoires délimités après la tempête Xynthia, sont des «zones de solidarité» et «pas de destruction massive».

«Les zones noires ce n'est pas très heureux comme expression»

«Il y a un malentendu sur lequel il faut qu'on s'explique», a ajouté le ministre avant une rencontre avec les élus concernés de Charente-Maritime à la préfecture. «On va travailler avec eux», a promis Jean-Louis Borloo, venu avec les secrétaires d'Etat au Logement Benoist Apparu, à l'Ecologie Chantal Jouanno, et aux Transports Dominique Bussereau, également président du conseil général de Charente-Maritime.

«Ce sont des zones à risques avérés, la solidarité nationale est là pour aider», a poursuivi le ministre sur le perron de la préfecture, estimant que «d'ailleurs les zones noires ce n'est pas très heureux comme expression, ce sont des zones sur lesquelles l'Etat s'engage sur la sécurité».

«Le rachat c'est un avantage qui est donné aux gens»

Dans ces zones dites «noires», où les habitations sont destinées à être détruites après la tempête du 28 février, «il y a un problème de valeur de biens, de patrimoine», a poursuivi Jean-Louis Borloo. Il faut «que l'Etat garantisse la valeur des biens et s'engage, c'est une procédure exceptionnelle, à un accord amiable et après, parcelle par parcelle, maison par maison, là où il y a un risque avéré, on regardera ensemble les procédures habituelles et de droit commun», a-t-il ajouté.

«Le rachat c'est un avantage qui est donné aux gens, dans ces zones vous pouvez demander à partir, à vendre à l'amiable et comme il n'y aura pas beaucoup d'acheteurs l'Etat garantit la valeur», a précisé le ministre de l'Ecologie.