Indemnisation des sinistrés de Xynthia: Benoist Apparu promet qu'il va «traiter ça de la façon la plus humaine possible»

ZONES NOIRES Sur le terrain, les expropriés sont furieux...

J. M.

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Benoist Apparu participe pour la première fois à un gouvernement.
Benoist Apparu participe pour la première fois à un gouvernement. — HADJ / STEVENS / VILLARD / SIPA

Ce sont 1.393 habitations qui vont être rasées dans les «zones noires» après le passage de la tempête Xynthia. Mais pour certains sinistrés, la pilule ne passe pas, et l'annonce des logements concernés a été houleuse jeudi. «On va traiter ça de la façon la plus humaine possible», a promis ce vendredi le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu. Il a également assuré sur France 2 que ces habitations seront «totalement» indemnisées. «Que ce soit les assureurs ou le Fonds Barnier, on va prendre en charge l'ensemble du coût de la maison, y compris le terrain, le foncier, et on va indemniser les gens sur la valeur de la maison avant la tempête, bien évidemment». En ajoutant: «On payera bien évidemment à l'amiable».

Apaiser le climat

«On ne va pas accepter de partir comme ça», prévenait jeudi un sinistré, interrogé par 20minutes.fr, et dont la résidence de la Pointe de L’Aiguillon n’a été inondée que de «25 cm d’eau». Comme lui, de nombreux expropriés prévoient de saisir la justice. D'où la volonté de Benoist Apparu d'apaiser le climat. «On va essayer de regarder famille par famille comment on peut les accompagner dans leur nouveau projet de logement, le plus individuellement possible», a-t-il poursuivi, en invoquant aussi, la possibilité «de procédures d'expropriations», en dernier recours.

>> «C’est une partie de l’âme de notre famille qui s’en va.» Pour lire le témoignage d'une sinistrée, cliquez ici

Les sinistrés de la tempête Xynthia, dont les habitations classées en «zones noires» sont vouées à la destruction, seront indemnisés «totalement», a assuré le secrétaire d'Etat au Logement sur France 2. Avant de préciser, sur I-Télé, qu'ils le seraient sur la base du «prix de la maison avant la tempête».