Meurtre du RER A: L'Etat se défend de tout dysfonctionnement

FAIT DIVERS Après les accusations de la famille et de l'avocat du suspect, le ministère de la Santé a répondu ce lundi...

Avec agence

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Illustration d'un quai du RER A, géré par la RATP et la SNCF.
Illustration d'un quai du RER A, géré par la RATP et la SNCF. — VALINCO/SIPA

Le ministère de la Santé prend sa défense après la mort d’un usager du RER A, vendredi, Gare de Lyon. Le meurtrier présumé du voyageur n'était «sous contrôle d'aucun établissement de soin" car «aucun tiers ou membre de sa famille» n'a fait la demande pour qu'il soit hospitalisé sous contrainte, a affirmé lundi le ministère de la Santé.

«Au moment du drame, cette personne ne faisait l'objet d'aucune mesure d'hospitalisation sous contrainte. Il n'était donc sous le contrôle d'aucun établissement de soin», a précisé le ministère, ajoutant que le suspect «consultait un psychiatre au sein d'un établissement».

 

Igas saisie

Mardi matin, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, va saisir l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas), afin de s'assurer que «tout a été bien respecté», a précisé le ministère. «Il s'agit d'une saisine classique. On est très sereins», a-t-il ajouté.

L'avocate du meurtrier présumé a dénoncé lundi des «dysfonctionnements» au sein de la police et des services médicaux alertés par la mère du suspect sur la dégradation de l'état psychiatrique et la dangerosité de son fils.

«Il faudra que des personnes s'expliquent», a déclaré de son coté Me Geneviève Touati, avocate du supposé meurtrier.