Tremblay-en-France: les salariés de la compagnie de bus refusent de reprendre le travail

TRANSPORT Ils estiment que leur sécurité n'est toujours pas assurée...

Avec agence

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Des policiers se tiennent devant le bus de voyageurs partiellement incendié dans la cité du Grand Ensemble, à Tremblay-en-France, le 31 mars 2010.
Des policiers se tiennent devant le bus de voyageurs partiellement incendié dans la cité du Grand Ensemble, à Tremblay-en-France, le 31 mars 2010. — AFP PHOTO / JACQUES DEMARTHON

Les salariés de la compagnie d'autobus et autocars des Courriers de l'Ile-de-France (CIF), dont un bus urbain a été incendié le 31 mars à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), ne reprendront pas le travail mardi, a annoncé lundi soir à l'AFP l'un de leurs représentants.

«Nous ne reprendrons pas le travail mardi, nous allons réunir vers 15h30 tous les chauffeurs au dépôt de Tremblay mais nous attendons de notre direction qu'elle nous fasse des propositions sérieuses et concrètes sur la question de la sécurité», a expliqué Jérome Ramchurn, secrétaire du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail).

 

«On est inquiets pour notre sécurité»

Des salariés de la compagnie avait brièvement séquestré vendredi soir le directeur du dépôt de Tremblay pour exprimer leur «ras-le-bol général face au mépris de la direction».

«On est sur les nerfs, on est inquiets pour notre sécurité, avait alors déclaré Jamal Belkissaou, délégué du personnel. Après avoir déclaré sa guerre aux trafiquants, (le ministre de l'Intérieur) Brice Hortefeux rentre dans ses salons feutrés, mais nous on est sur place, on circule sur le champ de bataille», avait-il ajouté.

 

Opération antidrogue

Le 29 mars, une opération antidrogue avait abouti à l'arrestation et la mise en examen de quatre hommes tandis qu'un million d'euros en liquide était saisi. Les quatre hommes avaient été interpellés dans la cité du Grand ensemble, laquelle a servi de cadre à un reportage diffusé le soir même par TF1, dans l'émission «Haute définition».

Deux jours après l'opération antidrogue, un autobus a été incendié et un autre caillassé dans la même cité, déclenchant un mouvement de colère des chauffeurs.