Tremblay-en-France: les conducteurs de bus exercent leur droit de retrait

VIOLENCES Ils ont pris cette décision après le caillassage et l'incendie d'un bus de leur compagnie...

B.D. avec agence

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Des policiers se tiennent devant le bus de voyageurs partiellement incendié dans la cité du Grand Ensemble, à Tremblay-en-France, le 31 mars 2010.
Des policiers se tiennent devant le bus de voyageurs partiellement incendié dans la cité du Grand Ensemble, à Tremblay-en-France, le 31 mars 2010. — AFP PHOTO / JACQUES DEMARTHON

Ils ne monteront pas dans leur bus ce jeudi. Les salariés de la compagnie des Courriers de l'Ile de France exercent leur droit de retrait à Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis, après qu'un bus y a été caillassé et incendié mercredi soir.

«Nous exerçons notre droit de retrait depuis ce matin 4 heures. Aucun véhicule ne circule après ce qui s'est passé hier soir», a indiqué un chef d'équipe à Tremblay qui a requis l'anonymat. Un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire doit se réunir jeudi matin à 9 heures. Le chauffeur du bus incendié est «choqué, il est rentré chez lui, on n'en sait pas plus», a ajouté le chef d'équipe.

En revanche, les bus de la compagnie TRA (transports rapides automobiles), dont un car a également été caillassé mercredi, circulaient, mais en faisant une déviation pour éviter le quartier où les incidents se sont produits mercredi soir. Les bus ont été caillassés et incendiés en début de soirée mercredi près du lieu où s'est déroulée lundi une opération de police anti-drogue, marquée par la saisie de près d'un million d'euros en liquide lors de perquisitions.