Vers un entretien de médiation pour les femmes voilées

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Dans les gares, devant les écoles, dans les hôpitaux ou aux guichets des services publics. Dans son rapport, le Conseil d'Etat a commencé à lister les lieux où « la dissimulation du visage » pourrait poser un problème de sécurité. « C'est désormais au législateur de se pencher sur ces cas et de proposer une loi », explique Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d'Etat.

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a bien reçu le message. « Nous ne voulons plus que, demain, des femmes entièrement voilées aillent chercher leurs enfants à l'école, se présentent aux guichets des services publics ou prennent les transports en commun », a-t-il lâché lors de la séance de questions au gouvernement.

Le Conseil d'Etat a tout prévu pour. En attribuant aux préfets « un pouvoir de police spécial » en la matière, les femmes qui dissimulent leur visage pourraient être interpellées dans des lieux comme les halls de gare, les métros ou les banques. « Cela existe déjà dans les aéroports sans que cela pose problème », poursuit le sage. Quant aux sanctions, elles sont originales : « Le Conseil proposerait aux femmes voilées une médiation sociale [entretien] avec une association, par exemple de défense des droits des femmes. » W

V. V.