Un explosif militaire découvert dans une prison du Val d'Oise

FAITS-DIVERS Il y en avait assez pour faire sauter une porte ou le mur d'une cellule, mais pas la prison dans son ensemble...

B.D.

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Une découverte explosive. Deux surveillants de la maison d'arrêt d'Osny, près de Cergy, dans le Val d'Oise ont découvert de l'explosif contenu dans une petite bouteille d'eau, rapporte le site Internet du Parisien.

La bouteille a été retrouvée le 16 mars dernier vers 17 heures, au cours d'une fouille de routine, dissimulée dans un tapis de course à pied, dans la salle de sport de la prison. L'explosif était accompagné d’une mèche lente, mais il n’y avait pas de détonateur. La direction de l'établissement pénitentiaire a aussitôt demandé l’intervention d’une équipe de démineurs pour récupérer l’explosif.

Assez pour faire sauter une porte ou le mur d'une cellule

Les démineurs ont effectué une première analyse de la matière explosive, et ont conclu à la présence de nitroglycérine. Une seconde analyse a indiqué «qu'il s'agissait, en réalité, d'explosif militaire de type pentrite, conditionné sous forme de plastic», précise le quotidien.

Selon une source proche de l'affaire, la bouteille contenait «une centaine de grammes» d’explosif, suffisant pour faire sauter une porte ou le mur d'une cellule, mais pas assez pour faire exploser la prison tout entière. Les autorités sont pour le moment incapables de préciser à quelle date la bouteille a été placée dans le tapis, car «l’appareil n'a pas été vérifié depuis plusieurs mois», note la même source.

Des proches d’Antonio Ferrara impliqués?

Le journal précise que «quelques détenus lié au grand banditisme sont passés ces derniers mois dans cette prison, et notamment des proches d'Antonio Ferrara». L’évasion du «Roi de la belle» en mars 2003 de la prison de Fresnes dans le Val-de-Marne s’était faite à coup d’explosifs. Cependant, la source tempère : «Il ne faut pas forcément voir un lien avec Ferrara ou ses proches derrière chaque découverte de ce type de matériel en détention.»

L'antenne de la police judiciaire de Cergy a été saisie par le parquet de Pontoise pour enquêter dans cette affaire.