Le policier marseillais accusé de viol et attouchements sur des femmes en garde à vue a été condamné à neuf ans de prison

JUSTICE Son procès prend fin après trois jours d'audience et trois heures et demie de délibérations...

Avec agence

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Une voiture de police en patrouille.
Une voiture de police en patrouille. — SIPA

Le policier marseillais Philippe Brassart a été condamné ce mercredi par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône à une peine de neuf ans de prison pour un viol et des agressions sexuelles commis sur cinq jeunes femmes au cours de leur garde à vue.

Les jurés ont suivi le réquisitoire

Au terme de trois jours d'audience et après trois heures et demie de délibérations, les jurés ont suivi le réquisitoire de l'avocat général, Roland Mahy, qui avait requis la prison contre cet homme de 37 ans, leur demandant de ne pas «descendre en dessous du seuil de huit années et de ne pas monter au-dessus du seuil de dix» années.

A l'énoncé du verdict, les trois victimes présentes, sont restées silencieuses. L'une d'elles a retenu ses larmes de soulagement avant de sourire largement.

«Vous avez été nul, pitoyablement nul»

Philippe Brassart, qui était au moment des faits officier de police judiciaire à la Brigade de répression des atteintes aux biens (Brab) à Marseille, a nié jusqu'au bout avoir usé de son autorité le 23 juillet 2008 pour contraindre l'une de ses victimes, aujourd'hui âgée de 25 ans, à lui pratiquer une fellation dans les toilettes de l'Evêché, le commissariat central de Marseille.

«Vous avez en face de vous un homme normal, pas l'espèce de monstre que les avocats ont tenté de présenter», a dit aux jurés Philippe Brassart, révoqué de la police en avril 2009. «On est dans le moins que rien, dans le zéro absolu. Vous avez été nul, pitoyablement nul», lui a répondu Roland Mahy, l'avocat général.