Un policier marseillais accusé de viol et attouchements sur des femmes en garde à vue

JUSTICE Son procès s'est ouvert ce lundi, il nie les faits...

J. M. avec agence

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Une voiture de police en patrouille.
Une voiture de police en patrouille. — SIPA

Un policier marseillais, accusé de viol et d'agressions sexuelles sur cinq jeunes femmes lors de leur garde à vue, a réfuté ce lundi les faits qui lui sont reprochés, au premier jour de son procès devant les assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence.

Officier de police judiciaire à la Brigade de Répression des Atteintes aux Biens, à Marseille, Philippe Brassart, 37 ans, est d'abord accusé d'avoir forcé l'une des jeunes femmes à lui pratiquer, le 23 juillet 2008, une fellation dans les toilettes de l'Hôtel de Police, un acte qualifié de viol par le code pénal.

Un acte consenti

Révoqué de la police en avril 2009, l'accusé affirme qu'il y a bien eu une fellation, mais que celle-ci était consentie. «Je trouvais cette fille très, très sympa, j'étais quasiment sous son charme, les rôles de policier et de gardée à vue se sont effacés», a expliqué l'accusé.

«Vous avez oublié les barrières», le questionne le président de la cour, Patrick Vogt. «Complètement», répond Philippe Brassart, ajoutant qu'il régnait au cours de cette garde à vue «une ambiance très conviviale». «La fellation, je ne l'ai pas forcée, bien au contraire», a-t-il insisté.

Indulgence en échange de services sexuels

Les autres victimes affirment que le policier leur a proposé de se montrer compréhensif en échange de services sexuels (une attitude assimilable à de la corruption passive) ou qu'il a pratiqué des attouchements (agression sexuelle). «C'est faux, c'est totalement inexact», a affirmé l'accusé, reconnaissant toutefois des propos déplacés.

Les faits se seraient déroulés pour quatre des cinq jeunes femmes au cours de l'été 2008, tandis que la dernière aurait subi des attouchements sexuels en 2005. Devant la cour d'assises, seules trois des cinq victimes présumées du policier étaient présentes sur le banc des parties civiles.

Il devrait plaider l'acquittement

Alors qu'il était officier de police judiciaire à la Brigade de répression des atteintes aux biens (BRAB) à Marseille, Philippe Brassart est accusé de «viol et agressions sexuelles commis par une personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction», ainsi que de «corruption passive».

Devant la cour d'assises, présidée par Patrick Vogt, seules trois des cinq victimes du policier étaient présentes ce lundi sur le banc des parties civiles. L'accusé conteste les faits qui lui sont reprochés, et son avocat entend plaider l'acquittement. Il encourt cependant une peine pouvant aller jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Verdict attendu mercredi soir.