Un internaute au tribunal correctionnel pour avoir permis le téléchargement de milliers de films

JUSTICE Universal ou l'humoriste Jean-Yves Lafesse figurent, entre autres, parmi les parties civiles...

Avec agence

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Les députés doivent se prononcer mercredi sur la disposition-clé du texte "Diffusion et protection de la création des droits sur internet", qui prévoit une suspension de l'abonnement en cas de téléchargement illégal de musique ou de cinéma, après deux recommandations.
Les députés doivent se prononcer mercredi sur la disposition-clé du texte "Diffusion et protection de la création des droits sur internet", qui prévoit une suspension de l'abonnement en cas de téléchargement illégal de musique ou de cinéma, après deux recommandations. — Joel Saget AFP/Archives

Hadopi n'a pas encore fait des siennes pour rappeler à l'ordre le téléchargeur lambda mais la justice a déjà quelques têtes dans son viseur. Un internaute, soupçonné d'avoir permis le téléchargement de plus de 7.000 films en 2005 et 2006 sur un site internet, est jugé à partir de ce lundi par le tribunal correctionnel de Paris.

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Vincent Valade, qui avait 20 ans au moment des faits présumés, est devant les juges de la trente-et-unième chambre du tribunal correctionnel jusqu'à mercredi, notamment pour «mise à disposition de films sans l'autorisation de leurs ayants droit».

Il est soupçonné d'avoir permis le téléchargement par des internautes de quelque 7.113 films en 2005 et 2006 sur son site, Emule Paradise, qui comptait alors plus de 300.000 visiteurs par jour.

416.000 euros de revenus

Les enquêteurs ont évalué à environ 416.000 euros les revenus engrangés, grâce à la publicité, par le jeune homme, une somme versée sur deux comptes domiciliés à Chypre et Belize. Une régie publicitaire, Net Avenir, comparaîtra d'ailleurs aux côtés de Valade.

Universal, Galatée Films, Pathé Renn et l'humoriste Jean-Yves Lafesse figurent notamment parmi les parties civiles.